Journée mondiale sans Facebook : il ne s’agit pas de « décrocher »

© Valentin Flauraud / Reuters

Quitter Facebook pour certains, rien que le temps d’une journée, est synonyme d’abandon. C’est quitter ses amis, quitter des gens avec lesquels on a des affinités et se priver d’un mode de communication particulier, source de plaisir pour plus d’un milliard d’internautes à travers le monde.

Comme il est très difficile de tenir une journée sans se connecter sur Facebook, une « journée choc » a donc été décrétée le 28 février, pour lancer un défi à ceux qui croient être capables de résister aux appels des notifications et des « likes ». Facebook est un lieu convivial de communication , quel intérêt y a –t-il à lancer une journée pareille ?

La Journée mondiale sans Facebook n’est pas comme son nom l’indique un appel à quitter définitivement ce réseau social. Certains y voient plutôt une alerte lancée chaque année afin d’attirer l’attention sur un nouveau phénomène : la dépendance aux réseaux sociaux.

En effet, il y a une différence de taille entre passer de bons moments sur un réseau social, tout en continuant à profiter des autres activités non virtuelles , et  en être dépendant au point de se couper du monde.

Le principe même du réseau social  pousse l’utilisateur à montrer le meilleur de lui-même et de percevoir cet effort de paraître à travers le regard des autres. Si cela peut donner un coup de pouce pour l’estime de soi des uns,  pour d’autres c’est une véritable descente aux enfers qui commence : la satisfaction obtenue après chaque « like » et chaque commentaire devient la seule source de préoccupation de l’utilisateur, son monde s’organise graduellement autour du réseau social au point de délaisser le reste, la famille les vrais amis, les études ou le travail.

Selon une étude française près de 4% des utilisateurs seraient accros au réseau social Facebook, avec le  nombre d’utilisateurs qui a dépassé la barre des un milliard, l’addiction à Facebook n’est plus une simple tendance ou un phénomène rare mais un véritable fléau pour lequel il va falloir trouver les réponses adéquates.

L’idée est de garder en tête que l’utilisation des réseaux sociaux est bénéfique mais la vigilance est de mise devant le risque de dépendance.

 

 

 

 

 

 

 

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