“Le remaniement ministériel pourrait avoir des conséquences sur la pérennité du gouvernement”

Depuis samedi 25 février, après l’annonce de la nomination de Khalil Gheriani, membre de l’UTICA, à la tête du ministère de la Fonction publique et de la bonne gouvernance, en lieu et place de Abid Briki, la scène politique est en effervescence.

Quelles sont les raisons pour lesquelles M. Briki a été écarté? Une chose est sûre, cette décision est loin de plaire à l’UGTT. Le gros point d’interrogation reste alors de savoir si les partis de la coalition étaient informés qu’il y aurait du changement dans l’air.

Qu’en pense Afek Tounes?

Faouzi Ben Abderrahmane, membre du bureau politique d’Afek Tounes a déclaré: “Il s’agit d’un remaniement qui s’est fait dans l’urgence pour des raisons inconnues. Tout comme nous n’avons pas été consultés, mais juste informés par le chef du gouvernement.” Quels sont alors les motifs de ce mini-remaniement? Serait-il lié à la démission annoncée de Abid Briki? De nombreuses questions demeurent en suspend, raison pour laquelle M. Ben Abderrahmane a annoncé la tenue d’une réunion avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed, cette semaine, ainsi qu’une autre avec Nourredine Taboubi, le secrétaire général de l’UGTT.

Il a également ajouté: “Nous pensons également que l’UTICA n’est pas au courant du changement. Tout comme nous voulons comprendre les raisons de la désignation d’un cadre de l’UTICA à la tête du ministère de la Fonction publique.”

Et de poursuivre: “Ce mini-remaniement ministériel peut avoir des conséquences négatives sur le concept du gouvernement d’union nationale. Il est clair que cela touche fondamentalement aussi bien l’UGTT que l’UTICA, mais plus encore l’Accord de Carthage.”

M. Ben Abderrahmane a conclu: “Le pays a besoin plus que jamais aujourd’hui de l’union pour faire face aux défis majeurs. Mais quand on est face à plusieurs obstacles, dont le plus grand est celui de la complexité des réformes, il faut avoir beaucoup d’humilité pour relancer l’économie. Cela dit, on ne peut pas faire ceci tout seul sans un effort collectif. Or en politique, il ne suffit pas de faire de grandes écoles pour comprendre qu’il y a un  souci qu’il va falloir le résoudre.”

 

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Nadia Dejoui
Nadia Dejoui, travaille depuis plus de 3 ans comme journaliste politique à l’Economiste maghrébin. Diplômée de l’ESJ-Paris-Tunis ( 2012), elle a acquis de l'expérience comme journaliste free-lance pour plusieurs sites d'actualité comme Webdo , Tunisie Numérique, Direct info et Mena-Post. Elle est passionnée par l’écriture créative et la gastronomie.

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