2017 : faut-il espérer le meilleur ou craindre le pire ?

élections municipales - L'Economiste Maghrébin

Le rideau sur 2016 est définitivement tombé. Une des raisons d’espérer pour 2017 était la tenue en Tunisie de la Conférence internationale sur l’investissement « Tunisia 2020 ».

Cette manifestation a pu rassembler, en deux journées, amis de la Tunisie, principaux bailleurs de fonds et des représentants des  grandes institutions financières internationales. La réussite et les retombées financières, estimées à 34 milliards de dinars (promesses, accords, dons…) étaient conformes aux attentes. La conférence, principal acquis économique en 2016, a remis la Tunisie dans le viseur des investisseurs.

Toutefois, encore un drame de la route : l’attentat de Berlin perpétré par un Tunisien a déclenché une nouvelle polémique. Le débat sur le retour des terroristes des zones de conflit fait rage et  a marqué les derniers jours de 2016. Ce débat a ravivé les craintes sur la sécurité du pays et le climat d’investissement dont on parle peu.

Certaines révélations faites sont mêmes plus dangereuses que le terrorisme. L’évocation d’un risque de  scénario algérien en Tunisie en est un exemple.  En outre, la polémique déclenchée sur le retour des terroristes a élargi davantage le fossé entre les différentes formations politiques.  Ce qui est encore plus grave, c’est qu’on a l’impression que certains ne sont pas conscients de l’impact de ce débat sur l’image du pays récemment ternie par l’attentat de Berlin.

Pis encore, aujourd’hui, on ne parle pas seulement du retour des terroristes des zones de conflit mais également de leur rapatriement de l’étranger alors qu’il s’agit de dangereux terroristes :  la veille du Nouvel an a déjà été ensanglantée par une lâche attaque d’une discothèque à Istanbul lors de laquelle deux Tunisiens ont perdu la vie.

Le nombre évoqué  des terroristes tunisiens qui sont revenus au pays et la polémique déclenchée par les médias, la société civile et les partis politiques ne servent pas les objectifs de la relance économique et encore moins le rétablissement  de la confiance des investisseurs en la Tunisie.

S’ajoutant au blocage dans les sites de production tels que Petrofac et dans le bassin minier, la polémique sur le retour des terroristes n’encourage ni investisseurs étrangers ni locaux. C’est le genre de débat qui ne permettra pas de renouer avec la croissance en 2017.

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