J. Ben Mbarek: seuls 10% des 728 promesses de Nidaa Tounes et d’Ennahdha ont été tenues

Jawher Ben Mbarek L'Economiste Maghrébin

La campagne électorale 2014 a été longue et exténuante pour les partis politiques au pouvoir qui ont rivalisé de promesses …  Que reste-t-il de ces promesses, notamment, de  Nidaa Tounes et Ennahdha?

La réponse est dans le rapport de l’initiative citoyenne lancée par le réseau Destourna, avec le soutien financier et technique d’Oxfam-Novib, en s’appuyant sur le rapport des autorités tunisiennes, nous a fait savoir Jawher Ben Mbarek, le coordinateur général du réseau Destourna.

Il a déclaré: « Plusieurs remarques ont été soulevées à propos du retard pris par les différents ministères et institutions financières dans le dépôt de leurs rapports d’activité relatifs à l’année 2015. « .

Sans parler de ceux qui à ce jour ne l’ont pas encore  fait comme  le ministère de la Santé dont le dernier rapport remonte à 2008 et celui du Tourisme, alors qu’il s’agit d’une obligation légale », souligne M.Ben Mbarek. 

Selon lui, cette réticence à faciliter l’accès à l’information est caractéristique de ceux qui sont contraires à la transparence.

Sur le volet des promesses électorales

Sur cette question, M.Ben Mbarek a indiqué : « Nous avons constaté que les promesses tangibles des deux partis au pouvoir ne dépassent guère les 10% des 728 promesses faites aux électeurs par Nidaa tounes et Ennahdha,  y compris les promesses chiffrées ». 

Concernant le volet économique,  Nidaa tounes a réalisé un chiffre de -43%, en deçà de ses objectifs et Ennahdha en a réalisé  -0.7%. Quant aux affaires sociales, Nidaa Tounes a atteint  13% de ses objectifs annuels, contrairement à Ennahdha qui en a réalisé -78,92%.

Comment peut-on l’expliquer?

 » Nous avons également remarqué dans ce rapport 2015 que  la plupart des projets réalisés sont en fait ceux de l’administration. Et là nous pouvons en déduire l’absence flagrante de volonté politique aussi bien au niveau du gouvernement que du parlement », a-t-il précisé.

Il  conclut: « Toutes les politiques publiques sur les questions économiques, financières ou sociales  ont eu un impact négatif sur le développement régional, l’indice du chômage et celui sur l’évolution de l’emploi salarié. Ces deux indices ont reculé ».

 

                                                                                                     

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