SNJT : plus de 180 journalistes ont été licenciés en une année

La liberté de la presse suscite une inquiétude dans le monde. En Tunisie, à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes contre les journalistes, lors d’un workshop, le président du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), Néji Bghouri, a déclaré que le rapport fourni par le SNJT est accablant.

En somme, depuis septembre 2015 jusqu’à septembre 2016, plus de 180 journalistes ont été licenciés ainsi que plus de 480 annonces de non paiement  de salaires des journalistes ont été enregistrées, a-t-il souligné.

Il a également indiqué que le nombre d’agressions contre les journalistes a diminué de 40% contrairement à l’année dernière où plus de 30 agressions ont été signalées à l’encontre des journalistes dont les premiers responsables sont les forces de l’ordre, d’après le rapport de Reporters sans frontières.

Le rapport du SNJT concentre son attention sur les risques encourus par le métier. Son président met l’accent sur certains abus qu’il considère  « des indices dangereux qui menacent la profession de journaliste en Tunisie ».

A l’heure actuelle, Néji Bghouri a fait savoir que l’emploi précaire des journalistes et les formules de travail contractuel qui sont non réglementaires ainsi que le licenciement collectif, constituent une nouvelle forme d’agression contre les journalistes.

Il conclut qu’il s’agit d’une menace qui nuit gravement au métier  dans un processus de transition démocratique.  Pour défendre les droits des journalistes, il faut  mettre en application les deux décrets-lois 115 et 116 liés à la liberté de la presse et à la Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (HAICA). Cela va renforcer les droits et la protection des journalistes.  Quant au volet sécuritaire, il y a un problème de formation des forces de l’ordre, en l’occurrence comment se comporter envers les journalistes dans des situations tendues ?

Ce sont autant de pistes de réflexion sur lesquelles journalistes, syndicats et autres organisations doivent réfléchir ensemble afin d’améliorer les conditions de travail des gens du métier.

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