Evasion fiscale: après les Panama Papers, c’est au tour des Bahamas Leaks

Bahamas Leaks L'Economiste Maghrébin

Des données qui concernent plus de 175.480 sociétés offshore aux Bahamas, créées entre 1990 et 2016, en possession des médias partenaires du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont fait ressortir un nouveau scandale d’évasion fiscale, et ce, six mois après celui des Panama Papers.

Publiée par l’ICIJ à l’aube d’aujourd’hui, sous le nom de «Bahamas Leaks», cette fuite de quelque 1,3 million de documents, soit 38 gigaoctets, a permis d’identifier plusieurs dirigeants mondiaux en tant qu’administrateurs de sociétés offshore.

Parmi ces dirigeants, figurent l’ancien émir du Qatar Hamad Ibn Khalifa Al-Thani (1995-2013), le ministre des Finances canadien Bill Morneau, le vice-président angolais Manuel Vicente, l’ancien ministre colombien des Mines Carlos Caballero Argaez, l’ancien Premier ministre de Mongolie Sukhbaataryn Batbold (2009-2012)…

La Néerlandaise Neelie Kroes, ancienne commissaire européenne à la concurrence de 2004 à 2009, avant d’être vice-présidente de la Commission européenne jusqu’en 2014, occupait aussi le poste d’administratrice, du 4 juillet 2000 au 1er octobre 2009, de l’entreprise offshore établie aux Bahamas «Mint Holdings Ltd».

Les mêmes documents fuités ont également dévoilé que 112 sociétés offshore basées aux Bahamas et liées à la Belgique ont été épinglées. Ces sociétés sont gérées, détenues ou présidées par 92 Belges ou étrangers ayant une adresse en Belgique, dont 54 occupaient toujours leurs fonctions après 2011.
Parmi ces sociétés, la filiale Expert de l’ex-groupe belgo-français «Dexia» a été identifiée lors de cette fuite, et ce, après son apparition dans le scandale des Panama Papers.

Il est à rappeler que lors des Panama Papers, près de 128 dirigeants politiques, chefs d’Etat, des milliardaires, des grands sportifs, des célébrités, ainsi que des milliers d’anonymes à travers le monde ont été éclaboussés par ce scandale des paradis fiscaux. Il s’agit de 11,5 millions de fichiers, soit 2,6 téraoctets de données, qui concernent 214.488 sociétés offshore domiciliées auprès du cabinet panaméen Mossack Fonseca entre 1977 et 2015.

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