L’espoir plus fort que la crise ?

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On dit à juste titre que l’espoir fait vivre. Et si l’espoir était plus fort que la crise et que, pour leur plus grand soulagement, les Tunisiens voyaient enfin le vent tourner?

On peut l’espérer, même si par expérience, ils savent très bien que l’été, même finissant, a toujours été propice aux augmentations en tout genre et ils ne sont pas rassurés quant à savoir si M. Chahed va déroger à cette règle ou pas.

Le voudrait-il, qu’il n’en a guère les moyens et cela n’a rien à voir avec le fatalisme. Le pays croule sous les dettes et on peut d’ores et déjà prévoir pour la rentrée des pilules difficiles à avaler et une facture encore plus salée pour les plus démunis, qui vont devoir, comme toujours, payer pour les autres. Il est vrai que les pauvres n’ont jamais été aussi pauvres et les riches aussi riches.

Alors, forcément, quand les miséreux entendent parler de lutte contre la corruption et en même temps de réconciliation économique, ils ne suivent pas et ne comprennent pas qu’on puisse leur dire que c’est un mal nécessaire. Bienvenue donc à la prochaine rentrée qui va rimer avec flambée! M. Chahed n’aura aucun délai de grâce.

Autant dire qu’après être monté très haut, il risque très vite de tomber très bas. Alors, attention à la marche! Cela étant, et puisque tout le monde en parle, je terminerai bien par ce bon mot de l’académicien français Jean d’Ormesson sur la corruption : “Le plus comique est que la moralisation de la vie politique et la lutte contre la corruption sont des ingrédients essentiels du rideau de fumée que répand le pouvoir.” Une pépite tirée de son livre « Dieu, les affaires et moi » et qui est à lire absolument, sans modération!

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