M. Marzouki renvoie la balle dans le camp des deux présidences et de Ben Gharbia

Dérégulation,  vouloir faire le buzz, la liberté d’expression est-elle vraiment menacée?

Mais la question est de savoir si, en effet, peut-on s’inquiéter du climat de l’autocensure. Entre Moncef Marzouki qui dit avoir été censuré ou encore Moez Ben Gharbia  qui soutient avoir subi des pressions de la part de la Présidence de la République, tous les moyens sont bons pour dissimuler la vérité.

En revanche, aux dernières nouvelles, la Présidence de la République a nié en bloc, que ce soit par la voix de Noureddine Ben Ticha ou celle de Saïda Garrache  qui ont démenti en bloc et  ont mis au défi Ben Gharbia de prouver ses allégations.

Serait-ce une pure scène de théâtre? Invité sur les ondes radiophoniques, en ce vendredi 16 septembre, Moncef Marzouki, l’ancien président de la République sous la Troïka, a déclaré que « le contenu de l’interview portait sur l’analyse  personnelle de la situation actuelle du pays et n’a en aucun cas  évoqué des accusations envers quiconque encore moins cité des noms », a-t-il souligné.

Selon lui, il s’agirait de conflits entre la chaîne Ettassia et les deux présidences de la République et du gouvernement, et «  en aucun cas qu’il serait le concerné dans cette histoire », témoigne-t-il.

Par ailleurs, il a souligné que les Tunisiens le connaissent assez bien pour savoir qui il est vraiment, un politicien qui prépare son parti  à être un des  plus grands partis politiques que le pays ait connu dans les prochaines années.

Il ajoute : «  Malheureusement, il faudrait qu’on arrête de pointer le doigt contre les personnes en les nommant et en tentant de les discréditer. Il faudrait plutôt qu’on fasse de la vraie politique comme dans tous les pays démocrates. D’ailleurs, les Tunisiens ne font plus confiance en la classe politique qui n’a pas encore compris  que  la préoccupation principale du Tunisien est qu’on lui donne les moyens de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Voilà ce qui intéresse avant tout les Tunisiens. »

Dans la même journée, Iyed Dahmani, le nouveau porte-parole du gouvernement Chahed,  est revenu sur la prétendue censure de l’interview de Moncef Marzouki y voyant juste une tentative d’attirer l’attention de l’opinion publique, un coup de pub en somme.

A  force de vouloir faire un scoop à tout prix, la crédibilité de la chaîne concernée en prend, une nouvelle fois, un coup. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que son propriétaire Moez Ben Gharbia se fait prendre à faire ce genre révélations.  Peut-être pense-t-il qu’en prêchant le faux, la vérité sortira ?  Pour y voir clair, l’on ne peut qu’attendre.

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