Travailleurs humanitaires : et si personne n’était là pour aider?

Humanitaire L'Economiste Maghrébin
@AFP

Tous les jours des images d’enfants et de personnes vulnérables en détresse interpellent nos consciences, sur la futilité des conflits qui frappent, dans tous les coins du monde. Des victimes que l’on compte par millions, persécutées, déplacées, sont livrées à leur sort, mais pas toutes.

En effet, chaque jour des travailleurs humanitaires s’engagent auprès des populations vulnérables pour leur venir en aide. Pour cette raison, un hommage leur est rendu chaque année, le 19 août, en référence à l’attentat, perpétré le 19 août 2003, au Siège des Nations Unies à Bagdad, qui a causé la mort de 22 personnes.

A l’heure actuelle près de 130 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire. Ce nombre n’a jamais été atteint jusqu’à présent, d’après le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, affirmant : « Si elles étaient regroupées, ces personnes dans le besoin formeraient la dixième nation du monde en termes de population ».

Rien ne pourrait mieux illustrer cette détresse, que l’image qui circule sur les réseaux sociaux, de l’enfant syrien abasourdi par la violence des bombardements qui frappent la ville d’Alep.

Le petit Omrane, quatre ans, est sorti des décombres d’un immeuble touché par des bombardements, puis installé dans une ambulance en attendant son transfert à l’hôpital. Jusque-là rien de nouveau compte tenu du fait que les bombardements sont quotidiens et les victimes « faisant partie du décor ».

Couvert de poussière de la tête au pied, le visage ensanglanté, Omrane reste pourtant calme, trop calme même pour de telles circonstances. Cette image devenue symbole, est le miroir d’une réalité où les victimes, silencieuses, ne comprennent pas tout le malheur qui s’abat sur elles, ni comment y mettre fin.

Pourtant, malgré l’horreur qui transparaît à travers cette image, peu nombreux sont ceux qui ont noté ou félicité le courage de ceux qui iront braver le danger et iront chercher ces victimes sous les décombres, en travaillant en permanence avec le risque d’y perdre la vie.

Cette image devrait amener à s’interroger sur le sort de cet enfant si les travailleurs humanitaires, les secouristes, ainsi que tous ceux qui ont contribué à son sauvetage n’avaient pas été là !

 

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