Le Front populaire propose un plan de sauvetage pour la Tunisie

Photo d'archive

Hamma Hammami, porte-parole du Front populaire, a annoncé une série de mesures de sauvetage économiques du pays.

Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui, pour commémorer le troisième anniversaire de l’assassinat politique du militant Mohamed Brahmi, Hamma Hammami a considéré que c’est une occasion pour réfléchir sur la situation de la Tunisie en crise.  Il estime que la coalition au pouvoir est la cause majeure de la crise que vit le pays. «  Dès le début, nous avions mis en garde contre cette crise politique, socioéconomique et diplomatique à la fois », rappelle-t-il.

Le document de Carthage, quant à lui, n’apporte rien de nouveau et ne saurait être la bonne solution pour Hamma Hammami : «  C’est un document truffé de généralités. Le chef du gouvernement a même remarqué que le document ne fait que reprendre son  programme », précise-t-il.

Ce qui manque à la feuille de route, ce sont les mesures pratiques et palpables et des lois. Le gouvernement d’union nationale ne pourra pas faire sortir le pays de la crise, estime-t-il. «  Le prochain gouvernement va devoir appliquer des mesures douloureuses dictées par les institutions financières internationales au détriment des Tunisiens ».

Cependant le Front populaire ne manque pas de propositions. Il a présenté une initiative intitulée  » Initiative pour la sauvetage et la construction ». Pour mener à bon port l’opération de sauvetage, le Front populaire considère que les mesures doivent cibler les personnes qui ont été touchées par la crise ( PME et les personnes à faibles revenus).
Ainsi, le Front populaire considère que pour résoudre la crise, «  il faut compter sur nos propres ressources et non sombrer dans l’endettement. Même s’il faut s’endetter, il ne faut pas que cela soit d’une façon arbitraire », recommande Hamma Hammami.   D’ailleurs, dans cette perspective, il a souligné l’importance de la suspension du remboursement de la dette pendant trois ans afin de l’auditer. L’idée a été initiée par d’autres pays à l’instar de l’Argentine, rappelle-t-il.

La lutte contre l’évasion fiscale est aussi l’une des propositions du Front populaire : « Cela engendre des pertes considérables pour l’Etat entre 5000 MD et 7000 MD donc l’Etat doit récupérer ce montant », dit-il. Dans le même cadre, Hamma Hammami a recommandé le changement des billets de banque pour lutter contre la contrebande. L’instauration d’un impôt sur les grandes richesses surtout que 650 millionnaires détiennent les richesses du pays,  d’après ses dires. Ces différents impôts seront orientés vers l’emploi des jeunes et plus besoin de s’endetter, d’après le leader de la gauche tunisienne.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here