La couche d’ozone se refait une santé

© NOAA, KNMI, Esa

Dans un climat géopolitique et social morose, les bonnes nouvelles peuvent malgré tout se frayer un passage. La couche d’ozone est en passe de se reconstituer, et ce grâce aux mesures prises et aux efforts déployés sur le plan international pour la réduction des gaz à effet de serre.

Les signataires du Protocole de Montréal n’avaient pas tort lorsqu’ils envisageaient de réduire le diamètre du trou trouvé dans la couche d’ozone en 1985. L’alerte émise par la communauté scientifique a abouti à la signature en 1987, d’un protocole visant à réduire essentiellement les CFC (chlorofluorocarbones) et les HCFC (hydro chlorofluorocarbones) et autres substances incriminées dans la détérioration de la couche d’ozone.

Près de trois milliards de dollars ont été mobilisés pour « se passer » de ces substances nocives, notamment dans les pays en voie de développement.

Selon les estimations des scientifiques le trou créé dans l’atmosphère par l’activité humaine, se serait réduit de plus de quatre millions de km², depuis 2000, soit une surface qui équivaut à la moitié de la superficie des États-Unis.

Les observations réalisées montrent que les concentrations atmosphériques des principales substances impliquées dans la détérioration de la couche d’ozone, diminuent. Ainsi la stricte application du Protocole de Montréal devrait permettre de restituer la couche d’ozone en Antarctique à son état d’avant 1980, vers le milieu du siècle actuel.

Il est bien évident que les répercussions positives sur les climats permettront une meilleure préservation des écosystèmes terrestres et aquatiques, profiteront aux cycles biogéochimiques et aboutiront à une meilleure qualité de l’air et tenue des matériaux, mais cela ne s’arrête pas là. Compte tenu du fait que la couche d’ozone constitue une barrière naturelle protectrice contre les UV, nocifs pour la santé, les estimations du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) prévoient que d’ici 2030, jusqu’à deux millions de cas de cancer de la peau seront évités.

En voilà un argument suffisamment fort pour renforcer l’engagement citoyen en faveur de l’environnement, et de faire taire les plus sceptiques qui ne croient pas au fait que le changement peut se faire vers le mieux.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here