Droit de vote aux sécuritaires : l’ARP dit non

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Quand les députés débattent du droit de vote des sécuritaires, c’est une première. Le débat qui a eu lieu hier à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) n’a fait que provoquer des avis divergents, entre les pour et les contre.

Les députés de Nidaa Tounes, d’El Horra, de Afek Tounes, et du Front populaire et quelques députés indépendants soutiennent que les sécuritaires et les militaires auront le droit de voter aux municipales. Une affirmation que Riadh Mouakher, député d’Afek Tounes,  approuve.    Il précise: « Les forces de l’ordre ont le droit de voter. Ce sont avant tout des citoyens comme nous tous. Même constat pour les juges ainsi que les membres indépendants qui devraient pouvoir voter. Quant à  l’Armée, on ne veut pas la politiser certes,  mais ils devraient pouvoir voter également ».

Même réaction de M. Ben Salem de Nidaa Tounes, qui a fait savoir que « les forces de l’ordre sont des citoyens comme nous, ils ont le droit de voter ».

Mais cette proposition est loin de plaire au mouvement Ennahdha et certains députés indépendants, qui considèrent que ce corps est trop important pour le mêler au processus de vote.

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Quant à M. Labiadh, du mouvement Peuple, il souligne: “Si on accorde le droit de vote aux membres des forces armées, ils participeront dans ce cas de figure à la vie politique, en poursuivant : “ Notre démocratie est jeune, et on ne peut pas appliquer ce genre de dispositions qui existe dans les vieilles démocraties”.

Pour rappel, après trois propositions de modification de l’article 3, relatif  au droit de vote  des militaires et sécuritaires,  le vote est négatif.

Hormis ce point de discorde, l’amendement du gouvernement relatif à l’article 4, où l’âge de l’électeur est passé à 18 ans au lieu de 23 ans, a été adopté à l’unanimité ( 119 pour, et aucun député contre).

Par ailleurs, un projet d’amendement de l’article 117 a fait l’objet de débats; il énonce que : «  Les listes ayant obtenu moins de 3% des voix par circonscription ne seront pas retenues dans la répartition des sièges ». N’ayant pas réussi à avoir un quorum (présence requise de 117 députés), la séance a été levée.

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