L’environnement et le développement durable ne doivent pas rester lettre morte

En marge de sa participation à la conférence-débat « Le Plan stratégique 2016-2020: Financement, PPP et développement durable » organisé par l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), Adel Hentati, conseiller et spécialiste de l’environnement, estime que le volet environnement et développement durable est très important et doit avoir sa place dans ce plan.

Dans ce contexte, Adel Hentati a affirmé qu’à première vue, le contenu du Plan stratégique 2016-2020 se base sur une approche relative au développement durable et à l’environnement. « Faire l’évaluation de l’ancien modèle de développement tunisien nous permettrait de se rendre compte que les coûts ont été très élevés au niveau environnement », regrette-t-il.

Évoquant des exemples concrets sur la pollution, Adel Hentati a rappelé que les gouvernorats de Sfax, Gafsa, Gabes, Bizerte sont les gouvernorats les plus pollués dans le monde, d’après un classement sur la pollution. « La question qui se pose alors est de savoir comment nous pourrions dépasser tous ces manquement dans le nouveau plan stratégique, surtout que le diagnostic et les informations nécessaires sont bel et bien disponibles », s’interroge-t-il

De ce fait, le nouveau plan stratégique doit prendre en considération les approche les moins coûteuses et les moins néfastes sur l’environnement. Pour ce qui est du Plan stratégique 2016-2020, le spécialiste a indiqué qu’il contient des rubriques consacrées à l’environnement dans le plan mais que « les titres des rubriques ne sont pas adéquats avec le contenu du plan », regrette-t-il.

Le spécialiste a lancé un appel à tirer des leçons du passé et à ne pas commettre les anciennes erreurs du passé « qui nous ont causé la perte de points de croissance ».

Quel financement privilégier ?

Jacob Kolster, Directeur régional de la Banque Africaine de Développement (BAD), a pour sa part indiqué que le Plan stratégique 2016- 2020 est un plan cohérent et a tenu à féliciter Yassine Brahim, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale.

Pendant les cinq dernières années, la Tunisie était dans une situation insoutenable a-t-il soutenu : «  Il existe plusieurs justifications pour ce qui s’est passé.  Augmentation de déficit, dette extérieure plus élevée depuis les cinq dernière années et le poids de  la facture sécuritaire ». Cependant pour l’intervenant, il faut dépasser cette situation et s’installer dans un cercle vertueux, « ce qui est le rôle des politiques qui devraient présenter des promesses qui tiennent tout en entretenant une bonne communication sur le sujet », explique-t-il.

En ce qui concerne le financement,  le directeur régional de la Banque Africaine de Développement (BAD) a considéré qu’il faut toujours s’assurer que le financement sollicité serve à la création de la croissance : «  Jusqu’à maintenant, la croissance ne s’est pas installée malheureusement. On dit souvent qu’on a utilisé le financement pour faire régner la paix sociale  mais cela ne crée pas la paix sociale au vrai sens du terme » remarque-t-il.

masse salarialeIl a indiqué qu’il faut que l’Etat investisse dans des secteurs qui créent de la croissance et de la richesse. Pour lui, au lieu que l’Etat s’investisse dans le recrutement de 30 mille fonctionnaires, il devrait bel et bien créer des emplois dans les régions  qui sont exposées au risque d’être infiltrées par des organisations terroristes.

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