L’entrepreneuriat féminin, vecteur majeur de relance économique

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Le XIVème séminaire du groupe d’amitié des « Femmes de Méditerranée », co-organisé par l’association « Echanges franco-tunisiens » et l’association « Féminin by UIB » a pour vocation le renforcement des liens entre les femmes des deux rives de la Méditerranée. Organisé le 4 juin à Tunis, l’évènement a rassemblé un bon nombre de personnalités françaises et tunisiennes autour du thème « L’entrepreneuriat féminin, vecteur majeur de la relance économique ».

De nos jours, les femmes s’affirment de plus en plus et mettent fin aux stéréotypes auxquels elles sont confrontées. En effet, elles sont souvent décrites comme étant émotives, compatissantes ou encore sensibles, serviables; mais quand il s’agit d’avoir le leadership, elles sont critiquées. Alors que les hommes gardent leur position de dominant. Oui, les femmes se révèlent, grâce à leur sens de l’écoute, aux postes de décision. Les femmes aux commandes sont des leaders comme les autres, c’est ce qui ressort du débat.

Le fait d’oser être entrepreneur ou l’idée même de leadership sont très importants pour un grand nombre de femmes, témoigne Sana Ghenima, PDG de Sanabil Med.

Pour Ilhem Bouaziz, responsable au pôle service client au sein de l’UIB et présidente de l’association  « Féminin by UIB », l’idée de l’entrepreneuriat nécessite du brainstorming.

D’ailleurs, lorsqu’on parle de statistiques, le nombre de femmes chefs d’entreprise est bien imprécis, comme nous le confirme Mme Bouaziz, en soulignant que « jusqu’à ce jour, on compte 18000 femmes chefs d’entreprise déclarées. Or, selon l’INS nous aurions 3% de la population qui sont des femmes entrepreneures, ce qui est tout de même faible. Alors qu’en France, les dernières données montrent qu’elles sont 30% et que l’objectif serait d’atteindre 40% en 2017 ».

Elle ajoute : « Aujourd’hui, il faut qu’on arrive à mettre en place des plans d’action pour encourager les femmes rurales à améliorer leur produit et pour que le produit soit aussi exporté et qu’il ait toutes les chances d’être en compétitivité avec d’autres produits. Cela dit, ce n’est qu’avec les échanges qu’on peut améliorer les choses.

L’exemple d’une success story, qui a bel et bien  réussi, est celui de la pâtisserie Gourmandise. 40 ans de maturité, a déclaré la fondatrice Radhia Kammoun. Sa botte-secrète, nous confie-t-elle, est le courage. « Il faut oser! C’est ce que je dirais à toutes ces femmes qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat », dit-elle.

Qu’en est-il de l’entrepreneuriat féminin? Pour Cécile Bonnefond, gérante d’accompagnement en conseil et en administration pour les entreprises : « Aujourd’hui, aussi bien les hommes que les femmes se rendent compte que le choix de l’entreprise n’est plus le seul choix qui leur est proposé. Certains par choix de carrière, préfèrent créer leur propre entreprise et ils prennent le risque de le faire. On en voit de plus en plus pour des motivations différentes, en particulier des femmes.

En France, un des grand enjeux politiques du moment est que les jeunes ne veulent plus rester sur le territoire parce qu’administrativement c’est compliqué. C’est un enjeu politique général du climat actuel en France :  les Français qui veulent entreprendre ne se sentent pas accompagnés. »

Elle poursuit : « Je crois aujourd’hui que la Tunisie a sûrement plus besoin que nous de se décomplexer et d’oser. Tous les domaines sont ouverts à l’entrepreneuriat, il n’y a pas un domaine qui soit condamnable. Il suffit d’aller et d’oser, ceci est valable dans tous les pays que ce soit en France ou en Tunisie. Il faut oser et réussir; il faut penser positif et être courageux. Je trouve que le monde des entrepreneurs est un monde formidablement enthousiasmant.”

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