Les entreprises tunisiennes à l’épreuve du marché africain

En marge d’un séminaire de sensibilisation portant sur le développement des exportations tunisiennes vers le continent africain, organisé ce matin, Mounir Mouakhar, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis ( CCI Tunis ), nous a déclaré qu’il y a des entreprises tunisiennes qui sont vraiment présentes sur le marché africain, fournissant des prestations de haut niveau, soit en matière de produits soit en matière de services.

Parmi ces entreprises, il y a même celles qui sont pionnières au niveau de leur présence, positionnement et intégration sur ce marché à fort potentiel.

Néanmoins, et malgré la volonté des chefs d’entreprises, celle de conquérir le marché africain, il y a aujourd’hui des contraintes exogènes aux entreprises. Il s’agit de leur environnement qui n’a pas été et qui ne peux pas être, dans l’état actuel des choses, un soutien important.

Il s’agit, également, de la logistique et du financement. D’ailleurs, le problème du Port de Rades qui n’a pas été conçu ni transformé en tant que Port de développement de telles exportations. Pour cette raison, il importe de penser plus sérieusement et le plus tôt possible à un Port en eau profonde, dont on parle depuis au moins une dizaine d’années.

Ainsi, l’absence de la plupart des banques tunisiennes sur le marché africain est un élément important de découragement des entreprises. Mais, parallèlement, il y a certaines banques qui sont en train de faire des efforts pour se positionner sur ce marché, parce qu’elles ont compris que leur intérêt est d’accompagner les entreprises qui commencent à s’installer en Afrique pour développer les exportations.

Comment faire face aux contraintes?

Face à cette situation, M. Mouakhar, a affirmé qu’il y a beaucoup de mesures importantes qui ont été prises. Il s’agit des mesures de développement, de promotion des exportations, de soutien, de financement et d’assurances, qu’il faut exploiter.

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Ainsi, même s’il y a un déficit notable au niveau de l’infrastructure et de la communication, le gouvernement tunisien et toutes les parties prenantes sont en train d’essayer de faire face à ce déficit. Chose qui  ne peut pas être réalisée en un temps record.

Ces problèmes peuvent être résolus à moyen et long termes parce qu’il y a des atouts, des encouragements et une volonté politique pour développer l’exportation tunisienne.

Dans ce sens, de multiples rencontres sont en cours en Côte d’Ivoire, à savoir le forum de développement d’exportation, le forum des TIC, la rencontre de développement des exportations de l’industrie agroalimentaire, la journée de l’exportation sous l’égide du chef du gouvernement…

Ces rencontres montrent à quel point un effort important est déployé par toutes les parties concernées, afin de développer l’exportation et de prendre des décisions à moyen et long termes, même avec les simples moyens dont dispose le pays actuellement.

Pour sa part, la CCI Tunis déploie également des efforts pour la promotion des petites et moyennes entreprises tunisiennes ( PME ) et le renforcement de son rayonnement, notamment au plan national, et ce, par la signature d’accords de coopération avec ses homologues étrangers.

Au niveau africain, la CCI Tunis a signé de multiples accords avec les chambres de commerce du Mali, de Johannesburg, Cameroun, Burkina Faso, Conakry, Côte d’Ivoire, Dakar, Togo, Benin, Addis Ababa, Djibouti et Angola.

Ces accords visent, selon le responsable, à renforcer et développer les relations de coopération économique entre les hommes d’affaires tunisiens et leurs homologues africains, et ce, dans le but de développer les échanges commerciaux qui restent encore faibles et de saisir les opportunités offertes, afin de garantir l’amélioration des relations commerciales.

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