Deux ans après la nouvelle Constitution : où en sommes-nous ?

Qu’en est-il deux ans après l’adoption de la Constitution tunisienne ? Présente-t-elle quelques lacunes  quant à  sa mise en application ? C’est en partie le débat  qu’a entamé  l’organisation non gouvernementale du droit tunisien,  Al Bawsala, lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui, durant laquelle elle a présenté son rapport du suivi.

A tout prendre, les évaluations selon le rapport sont insatisfaisantes, pour la plus grande partie des chapitres de la Constitution, qui connaît, en revanche, des ralentissements à différents niveaux. Que ce soit sur le plan des droits et libertés ou encore les nouvelles institutions prévues par le texte, mentionne le rapport.

Quant aux nombreuses lois qui sont en vigueur, leur mise enapplication est négative.  Ce sont les conclusions d’ Al Bawsala.

De ce fait, l’organisation a dressé une série de recommandations à l’attention du gouvernement et du Parlement :

Accélérer le rythme des réformes législatives avec plus de rigueur et d’attention, établir une liste des priorités par lesquelles procéder à la mise en oeuvre de la Constitution, notamment en matière de garantie de l’ensemble des droits et libertés fondamentales, la réforme du code pénal, établir tous les mécanismes de transparence et de lutte contre la corruption.

Pour Ons Ben Abdelkarim, présidente d’Al Bawsala, la priorité revient à lutter efficacement contre la corruption à travers un cadre juridique, mais aussi l’application de la Constitution.

Comme elle a également ajouté : “ Il est nécessaire de mettre en place un calendrier clair et complet de la mise en oeuvre de la Constitution pour que le travail puisse être observé et évalué par le public”.

En définitive, le processus de transition démocratique demeure à la fois long et semé d’embûches. Cependant pour consolider la démocratie, il faudrait assurer la garantie pleine et entière des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. La bataille est loin d’être terminée si nous voulons instaurer une démocratie, du moins ce que pensent une  bonne majorité des Tunisiens.

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