Maroc – Phosphates : le marché africain en point de mire

CPG Phosphate commercial

Le Maroc, qui détient 75 % des réserves mondiales de phosphates, se tourne de plus en plus vers le marché africain des engrais phosphatés. En effet, après avoir investi de nombreux marchés américains et asiatiques, l’Office Marocain des Phosphates (OCP) se propose de dédier une usine aux marchés africains.

Il s’agit de l' »Africa Fertilizer Complex », une nouvelle usine d’engrais située sur le site industriel et portuaire de Jorf Lasfar, à 110 km de Casablanca, sur la côte Atlantique du Maroc. La nouvelle unité de production d’engrais phosphatés a nécessité un investissement de l’ordre de 488 millions d’euros, et sa production annuelle d’engrais destinés uniquement aux marchés africains se répartit entre 1,4 million de tonnes d’acide sulfurique et 450 000 tonnes d’acide phosphorique.

La nouvelle usine est ainsi totalement intégrée sur la plateforme industrielle Jorf Lasfar et a permis la création de 380 emplois permanents. Elle dispose sur place de la totalité de ses matières premières (phosphate, soufre, ammoniac), grâce notamment au Slurry Pipeline, et des différentes utilités (électricité, eaux, vapeur).

Une centrale thermoélectrique de 62 MW et différentes infrastructures de stockage, pouvant accueillir 200.000 tonnes d’engrais, assureront à ce complexe industriel plus de deux mois d’autonomie.

Sur le plan environnemental, l’unité de production d’acide sulfurique est dotée du système HRS (Heat Recovery System) qui permet de récupérer l’énergie sur l’acide chaud, habituellement refroidi à l’eau de mer qui est rejetée. L’énergie récupérée permet une production électrique supplémentaire de 9 MW et une réduction de la consommation d’eau de mer de 3000 m3 /h équivalent à une consommation d’énergie de pompage de 1MW.

Le traitement des eaux usées engendrées par le traitement du phosphate brut sera assuré par une nouvelle station de traitement des eaux d’une capacité de 45 m3 /jour qui a été construite pour se conformer aux standards internationaux et respecter les engagements pris par l’OCP lors de l’étude d’impact environnemental en matière de contrôle de ses rejets liquides avant leur évacuation dans le milieu marin.

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