À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk, alerte sur les menaces croissantes pesant sur les médias indépendants, indispensables pour contrer la désinformation, les conflits, le chaos climatique et les divisions sociétales.
Pourtant, la liberté de la presse recule partout dans le monde : harcèlements, emprisonnements, tortures, meurtres – au moins 20 professionnels tués depuis janvier, avec plus de 80% des cas impunis. Dans les conflits, l’accès est bloqué ; les femmes journalistes sont particulièrement visées.
L’intelligence artificielle aggrave les risques : algorithmes orientant les opinions, outils de surveillance des sources, désinformation politique, et concentration du pouvoir entre quelques géants technologiques. Des États exploitent l’IA pour traquer les médias, violant la vie privée.
L’ONU exhorte les gouvernements à protéger les journalistes contre attaques, haine et harcèlement, à réguler l’IA en tenant compte des droits humains (transparence des données et algorithmes), et à actualiser les lois sur les médias pour favoriser la diversité face aux plateformes. Un guide commun avec l’UNESCO cible les entreprises tech pour évaluer les risques sur les voix critiques. Des médias libres et diversifiés sont essentiels pour réconcilier les sociétés.