Tunisie: le code de l’investissement à l’examen à partir du 5 février

Yassin Brahim L'Economiste Maghrébin

Revenant sur la participation de la Tunisie au Forum économique de Davos, Yassine Brahim, ministre de l’Investissement, du Développement et de la Coopération internationale, a fait savoir, aujourd’hui, sur les ondes radiophoniques, que les rencontres effectuées ont été importantes pour redorer l’image de la Tunisie et remonter la pente après la forte contraction des investissements qu’a connue le pays, dont la croissance moyenne au cours des cinq dernières années s’est limitée à 1,6%, essentiellement tirée par la demande intérieure.

Au plan de la note d’orientation stratégique du  Plan de développement 2016-2020, M. Brahim prévoit une hausse de 10% des investissements en 2016 pour retrouver un rythme de croissance de 25% à l‘horizon 2020. Cette hausse des investissements exige, selon le ministre, la stabilité politique, sociale et sécuritaire.

A cet égard, une cellule a été mise en place au sein de son département, pour se charger du suivi des blocages et mouvements de contestations survenant sur des sites de production. Sachant que «ces mouvements se multiplient, dont certains sont abusifs, et dépassent la simple aspiration au travail», dixit Yassine Brahim.

En outre, afin d’améliorer l’attractivité des investissements en Tunisie, notamment au niveau des infrastructures, le responsable a indiqué que les investissements publics en 2015 ont connu une accélération au niveau des approbations de nouveaux projets, soit un taux de réalisation de 70% pour une enveloppe de 5 milliards de dinars.

Néanmoins, il a préconisé de travailler davantage sur le climat des affaires et les incitations, d’où le rôle du nouveau Code de l’investissement, et ce, vu que l’économie tunisienne est marquée par une faiblesse de l’investissement privé, représentant 60% du total, contre 78% au Maroc et 75% en Egypte.
Cette faiblesse des investissements privés est due, selon M. Brahim, à la non-libéralisation de certains secteurs et aux complications des procédures administratives.

Pour faire face à ces contraintes, le nouveau code de l’investissement mise sur la création d’une cellule anti-bureaucratie déployée à un niveau régional et défendant les investisseurs au niveau du front-office.

A noter que ce nouveau code de l’investissement sera examiné à partir du 5 février par la commission des finances, de la planification et du développement relevant de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et il sera opérationnel en mars prochain.

Pour le promouvoir, un événement d’envergure internationale sera  organisé au mois de septembre 2016, regroupant les organisateurs et les Banques d’Affaires qui les accompagnent, dont Arjil, Rothschild et Lazard.

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