Tunisie – remaniement : un ministre de la société civile

Deux nouveaux postes voient le jour au sein du gouvernement Habib Essid, après le dernier remaniement : le ministère de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption et le poste de conseiller auprès du Chef du gouvernement, chargé de la veille et de la prospective octroyé à Nejmeddine Hamrouni.

Comment pourrions-nous analyser l’émergence des deux postes ?

Quelques indices dans le nouveau remaniement ministériel peuvent être considérés comme positifs, d’après Brahim Missaoui,  président de l’Association tunisienne de lutte contre la corruption. Le premier est le retour du ministère de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption. S’ajoute à cela qu’il a été attribué à une figure emblématique de la société civile, à savoir Kamel Ayadi : « Il a de l’expérience dans le domaine de la lutte contre la corruption, la gouvernance et la réforme administrative », a-t-il précisé et de rappeler que ce ministre a déjà assuré des formations en matière de lutte contre la corruption pour les députés de l’Assemblée nationale constituante.

Concernant le poste de conseiller auprès du Chef du gouvernement, chargé de la veille et de la prospective, attribué à Nejmeddine Hamrouni, Brahim Missaoui n’a pas exclu la possibilité que ce poste entre en conflit avec le poste de Relations avec les instances constitutionnelles, la Société civile et les organisations des Droits de l’Homme de Kamel Jendoubi, surtout s’ils vont travailler sur les mêmes objectifs.

Concernant le poste de conseiller auprès du Chef du gouvernement, chargé de la veille et de la prospective, notre interlocuteur a indiqué que l’utilisation du terme veille n’est pas assez clair et explicatif : « est ce qu’il s’agit du contrôle du travail gouvernemental ? Est-ce qu’il s’agit d’appuyer le travail du gouvernement ? En tout cas nous attendons que son rôle principal soit plus expliqué »

La suppression du poste de secrétaire d’Etat (14 postes), une première en Tunisie,  affirme une démarche d’austérité d’après notre interlocuteur mais d’un autre côté, nous avons trois ministères qui pourraient avoir les même missions et les mêmes rôles.

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