Tourisme : Le projet de Zouaraa verra-t-il le jour ?

tourisme alternatif

A l’instar de plusieurs régions intérieures, Béja n’a cessé de réclamer sa part de tourisme. Elle se dit, à travers la voix de sa société civile, capable d’honorer les ambitions qu’elle nourrit à l’égard du développement touristique.

En effet et au regard de son potentiel naturel, écologique et culturel, la région recèle les atouts d’un pôle touristique d’un autre tourisme à haute valeur ajoutée; celui du tourisme alternatif qui s’appuie sur une importante richesse écologique et culturelle.

Riche d’un littoral de 26 km encore à l’état vierge, d’une position géographique privilégiée, de plusieurs sites archéologiques dont le plus important est celui de Dougga, de sa proximité de l’aéroport de Tabarka, de ses réserves naturelles, ses sources thermales et de ses villes andalouses, la région peut en effet apporter une bonne contribution à un axe essentiel de la stratégie de développement du tourisme tunisien: la diversification de l’offre touristique.

Toutefois, la valorisation de ce potentiel est, depuis bien des années, en butte à plusieurs difficultés tout particulièrement d’ordre foncier et réglementaire outre l’absence d’incitations et d’encouragements au niveau de l’investissement touristique. C’est surtout le projet touristique de la région de Zouaraa, situé sur le littoral de la région et en pleine zone forestière, qui constitue une source de frustration pour les populations de la région et de ses acteurs économiques.

La création d’un pôle touristique avait été décidée lors d’un Conseil ministériel tenu en 1999, qui fut suivi de la constitution d’une société d’études et d’aménagement. Prévu initialement sur une superficie de 500 hectares et une capacité de 5000 lits,  le projet a rencontré le veto des ministères de l’Environnement et de l’Equipement en raison de la spécificité et de la fragilité de l’écosystème de la zone incapable d’abriter une urbanisation de ce genre.

Il a fallu opter pour une révision à la baisse de la superficie du projet pour la limiter à 100 hectares pour une capacité de 1000 lits avec l’implantation de structures légères adaptées à l’environnement.

C’est sur la base de cette révision que le projet va être réétudié par les structures régionales et centrales en concertation avec les départements ministériels concernés, en l’occurrence les ministères de l’Environnement, de l’Equipement et de l’Agriculture. Tout comme l’ouverture d’une structure régionale de promotion du tourisme alternatif qui fera l’objet d’une réflexion pour évaluer son opportunité. C’est ce qu’a annoncé la ministre du Tourisme et de l’Artisanat lors de sa récente visite dans la région.

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