Rached Ghannouchi : il faut que le remaniement ministériel soit partiel

Rached Ghannouchi, le président du mouvement Ennahdha a indiqué, lors d’une interview accordée à la chaine qatari Al-Jazeera, que son mouvement prône un remaniement ministériel partiel et qu’il opte pour que ce remaniement se fasse sous la houlette du chef de gouvernement Habib Essid.

« Nous respectons en lui le fait qu’il soit un homme patriotique, sérieux et pratique. Le pays n’a pas besoin de le changer, surtout que cela pourrait contribuer à la perturbation du pays, car nous veillons à la stabilité du pays et nous sommes contre l’instabilité », affirme-t-il

Le président d’Ennahdha a indiqué que les mouvements sociaux et le terrorisme perturbent la situation du pays, « donc nous ne voulons pas plus de perturbations par le changement du chef du gouvernement », insiste-t-il.

Concernant la situation sécuritaire en Tunisie, Rached Ghannouchi a indiqué qu’elle est meilleure que celle d’autres pays et que la situation est toujours maitrisable.

Interpellé sur le conflit entre les différentes composante de Nidaa Tounes, Rached Ghannouchi a indiqué que « Nidaa Tounes est le plus grand parti du pays, il se compose de plusieurs tendances. Si un conflit éclate entre elles, nous espérons qu’elles arriveront à un consensus pour le bien du paysage politique tunisien ». Et d’ajouter: « Nous sommes en coalition avec Nidaa Tounes et nous veillons à la pérennité de cette coalition. Mais qui va guider Nidaa Tounes? C’est une affaire interne ».

Répondant à une question sur son comportement si le maréchal Abdel Fattah al-Sissi visite la Tunisie, Rached Ghannouchi a indiqué que « la politique étrangère fait parti des prérogatives du président de la République et pas des partis politiques »; avant de continuer : « Non, je n’irai pas l’accueillir s’il vient en visite officielle. »

Dans le même contexte, il a exprimé son mécontentement sur l’utilisation du terme Islam politique. « Nous sommes des musulmans démocrates », martèle-t-il; tout en considérant que le courant islamiste refuse la violence comme moyen d’accès au pouvoir et accepte la démocratie et la laïcité dans le cadre des lois et des institutions démocratiques.

Concernant le conflit en Libye, Rached Ghannouchi a regretté le fait que l’élite de ce pays n’ait pas pu diriger le dialogue loin des interventions étrangères.

Concernant la relation du mouvement Ennahdha avec l’Algérie, Ghannouchi a qualifié l’Algérie de pays voisin et a estimé que la relation entre eux est en bon terme et que l’Algérie considère que le mouvement Ennahdha est l’une des raisons de la stabilité en Tunisie.

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