Des scènes de barbarie dantesque

Au moins 120 personnes sont mortes, dont huit assaillants, dans la soirée du vendredi 13 novembre, suite à une série d’attentats terroristes à Paris.

Trois explosions retentissent d’abord à Saint-Denis aux abords du Stade de France, au cours du match France-Allemagne. Les trois assaillants auraient fait sauter des ceintures d’explosifs, faisant une victime. Cinq autres lieux parisiens sont ensuite touchés, mais la chronologie des faits reste imprécise : rue de la Fontaine au Roi (5 morts) ; rue Bichat (12 morts) ; boulevard Voltaire (un terroriste mort) ; rue de Charonne (19 morts) ; au Bataclan (plus de 70 morts).

Le président François Hollande a décrété l’état d’urgence sur tout le territoire français et décidé la fermeture des frontières.

 

La préfecture de police de Paris a appelé les Parisiens à rester chez eux. Toutes les manifestations sont annulées et les écoles fermées.

A noter que les spécialistes de l’antiterrorisme s’attendaient à une attaque majeure en France. Les unités d’intervention se préparaient depuis longtemps à ce type d’attentats avec des objectifs multiples. «Ce qui vient de se passer à Paris, c’est le scénario ultime que les services de renseignement redoutaient», assure au quotidien le Figaro le préfet Bernard Squarcini, ex-chef du contre-espionnage français.

Pour sa part, l’ex-juge antiterroriste, Marc Trévedic, avait déclaré : «J’ai acquis la conviction que les hommes de Daech ont l’ambition et les moyens de nous atteindre beaucoup plus durement en organisant des actions d’ampleur, incomparables à celles menées jusqu’ici. Je le dis en tant que technicien: les jours les plus sombres sont devant nous. La vraie guerre que l’EI entend porter sur notre sol n’a pas encore commencé.»

Ce juge disait redouter «des carnages effroyables» en s’appuyant sur des éléments précis: «Ceux que l’on arrête et qui acceptent de parler nous disent que l’EI a l’intention de nous frapper systématiquement et durement . Les hommes de Daech ont les moyens, l’argent et la faculté d’acquérir facilement autant d’armes qu’ils veulent et d’organiser des attaques de masse.»

«Le danger vient d’une équipe plus ou moins grosse de gars qui viennent de théâtres d’opérations où ils se sont aguerris, peut-être la Syrie, peut-être la Libye, le Yémen, qui trouvent les armes en France et passent à l’action, des gars décidés, prêts à mourir, qui ont étudié la cible et sont solides du point de vue opérationnel et qui peuvent faire très mal.», a-t-il ajouté en précisant que plus de 571 djihadistes français partis combattre en Syrie sont autant « de bombes à retardement » à leur retour.

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