Le jour où l’humanité échoua sur une plage en Turquie

Le monde entier était sous le choc après la publication des photos du corps sur une plage turque d’un petit garçon mort noyé, dans le naufrage de deux embarcations transportant des Syriens.

Ces bateaux, révèle l’agence AFP, étaient partis dans la nuit de mardi à mercredi de la ville côtière turque de Bodrum à destination de l’île grecque de Kos, l’un des plus courts passages maritimes entre la Turquie et l’Europe, lorsqu’ils ont chaviré, ont expliqué les garde-côtes turcs.

Rapidement prévenus par les cris des naufragés, les sauveteurs ont repêché 12 corps sans vie, parmi lesquels celui d’Aylan Kurdi, âgé de trois ans et dont le frère, Galip, cinq ans, a aussi péri dans le naufrage, selon des médias turcs.

Les photos des deux frères et du cadavre d’Aylan, tee-shirt rouge et short bleu, face contre terre, sur une des plages de la station balnéaire de Bodrum a envahi les réseaux sociaux. Les images étaient aussi largement reprises par la presse européenne, y compris par des journaux qui avaient auparavant adopté une ligne dure sur la crise migratoire.

A peine avaient-ils débarqué sur les côtes italiennes et grecques, où les arrivées ne tarissent pas, que migrants et réfugiés continuaient d’être attirés comme des aimants par l’Allemagne, écrit l’AFP.

Au seul port athénien du Pirée, près de 4.500 d’entre eux ont mis pied à terre mercredi sur le continent européen, transférés par bateaux spéciaux de Lesbos, en Egée orientale.

Depuis le début de l’année, la Grèce a compté un record de 160.000 arrivées, parmi les plus de 350.000 personnes au total ayant tenté le passage par la Méditerranée, dont plus de 2.600 sont morts pendant la traversée.

La plupart ont ensuite emprunté la route des Balkans pour gagner le nord de l’Europe, abandonnées à leur sort par les autorités grecques.

Mardi, l’Allemagne avait enregistré une arrivée record de 3.709 personnes sans visa, passées par la Hongrie et l’Autriche.

A Budapest, une centaine de migrants ont manifesté devant la principale gare de la capitale hongroise,cependant que la police empêchait 2.000 personnes de monter dans des trains pour l’Autriche et l’Allemagne.

Mardi, 2.284 personnes, dont 353 enfants, sont entrées en Hongrie, qui a compté au total plus de 50.000 arrivées en août, en dépit de la clôture de barbelés érigée le long de sa frontière avec la Serbie.

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