« Nous croyons en la Tunisie »

En visite de travail dans la région, Jim Cowles, Directeur Général régional de Citi pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, a enchaîné à Tunis, au pas de charge, réunions sur réunions et rencontres avec de hauts responsables tunisiens. A cette occasion, Jim Cowles a accordé une interview exclusive à l’Economiste Maghrébin (Magazine). Voici des extraits de cette l’intervew publiée en intégralité dans le n°660 de l’Economiste Maghrébin. 

L’Economiste Maghrébin : Comment comptez-vous déployer vos activités en Tunisie ?

Ce qu’on essaye de faire, c’est d’être très discipliné dans notre politique clients. Nous avons effectué une révision commerciale et nous avons identifié une liste de clients mondiaux et entreprises internationales qui opèrent en Tunisie et avec lesquels nous n’avions pas travaillé aupara­vant. Nous les contactons alors pour détecter où nous pouvons développer nos produits et services. Nous établissons une liste d’entreprises locales également, puis nous engageons les discussions autour de leur stratégie : il s’agit de savoir comment elles opèrent sur la région, quels sont les produits dont elles ont besoin et comment nous pouvons faire pour leur fournir ces produits.

Là encore, en travaillant avec des banques locales, nous avons augmenté nos activités durant ces derniers mois, en termes de services financiers qu’elles offrent, pour que nous puissions bien examiner la situation. En Tunisie également, nous sommes entrain d’élargir notre base clients. Nous comptons augmen­ter encore notre clientèle et l’un des moyens pour le faire est d’encourager la Tunisie à collaborer étroitement avec d’autres pays en Afrique, au Moyen- Orient…

Vous êtes manager international, comment voyez-vous la place de la Tunisie sur le marché international ?

Nous sommes très honorés et ravis d’avoir ce rôle, d’être ici pour aider à comprendre les bases de l’investisse­ment avec tout ce qui peut être utile pour les Tunisiens, de capitaliser sur les changements qui se produisent pour les communiquer ensuite aux investisseurs, vu l’engagement que nous avons envers le pays. Je pense que la manière avec laquelle la tran­sition s’est déroulée est un très bon signe pour le marché en matière de changement. Ce que la Tunisie est entrain de réaliser, avec tous les avan­tages que le pays possède grâce à sa capacité d’aller de l’avant, est de bon augure. Au marché des capitaux, peu importe où nous allons quand nous parlons de croissance et d’avantages.

Il y a un aspect positif certain dans la façon dont les marchés internatio­naux perçoivent le pays. Nous avons aussi encouragé l’avancée faite par le gouvernement. Tous les pays du monde ont des défis à relever, il faut simplement savoir comment faire de la croissance économique, comment contenir l’inflation, comment être sûr d’avoir le maximum d’employa­bilité. Le gouvernement de coalition a eu donc des défis à relever et il a su comment les contenir. Tous les membres du gouvernement tra­vaillent ensemble pour atteindre leurs buts et ils ont su prendre les bonnes initiatives, afin de faire avancer le pays et l’économie. Je pense qu’un tel niveau de stabilité va continuer à attirer les investisseurs étrangers, ce qui aidera inévitablement à stimuler la croissance économique.

Quel est le type de soutien que les USA pourraient, selon vous, offrir à la Tunisie ?

A mon avis, l’une des choses que les Etats-Unis pourraient faire, c’est d’encourager les affaires et le business américain en Tunisie et de faciliter les procédures de certains types de crédits offerts par des organismes gouvernementaux américains. Cela reste toujours une manière positive de procéder. Un bon nombre de ces orga­nismes proposent le « Import Export Banking », les services bancaires d’import-export. Des agences comme OPIC par exemple (Overseas Private Investment Corporation), aident les projets à rivaliser avec d’autres pro­jets implantés chez vous et aident aussi à en créer d’autres. Je pense toujours que tout ce qu’on entame pour améliorer les relations entre deux pays est toujours bénéfique. Les entreprises américaines pourraient réaliser des projets en Tunisie et des entreprises tunisiennes pourraient augmenter leur volume d’échanges commerciaux avec les Etats-Unis. Dans une perspective économique, ce type d’actions aide beaucoup, non seulement à l’obtention des garanties de la part des Etats-Unis, mais aussi peut encourager des agences gouverne­mentales américaines à travailler avec des entreprises américaines, pour pouvoir élargir l’éventail des affaires en Tunisie.

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