“Ifriqia Lil iilem” revendique l’opération, mais le flou persiste

photo d'archives

La fusillade perpétrée à la caserne de Bouchoucha s’est trouvée au centre d’une tempête médiatique nationale et internationale. Mais jusque-là, aucune hypothèse n’a reçu de confirmation certaine.

Ce que l’on a su du  porte-parole du ministère de la Défense nationale, Belhassen Ouestalti, est qu’il s’agirait d’un «acte isolé » d’un jeune âgé de trente ans aux prises avec des problèmes d’une relation tumultueuse avec son ex-femme et souffrant de troubles du comportement.

«Pour cette raison, il avait été interdit de port d’armes et transféré à un poste non sensible », a soutenu Belhassen Ouestalti

Mais si l’on en croit les nombreux témoignages recueillis auprès de ses concitoyens et des membres de sa famille, l’auteur de la fusillade “ne souffrait d’aucun trouble psychologique, et n’avait aucune relation avec des groupes religieux extrémistes.”

Pour certains, c’était quelqu’un de bien , calme, stricte et qui savait se faire apprécier. “Il avait toujours vécu comme cela.” Pour  d’autres, le tueur avait visiblement des problèmes avec son ex-femme qui l’avait définitivement quitté :

«Orphelin et fils adoptif,  il n’aspirait qu’à vivre dans une famille aimante, mais il n’avait jamais eu cette chance en raison des problèmes avec sa femme qui l’avait un jour quitté emmenant sa fille avec elle.»

 Dans la nuit du lundi 26 à mardi 27 février 2015, un coup de théâtre brutal. Ifriquia Lil iilem revendique, dans un communiqué mis en ligne sur le site justpaste.it, la fusillade perpétrée  par le soldat Mehdi Jemai. Hypothèse qui a été officiellement écartée par le porte-parole officiel et par les témoignages des gens qui prétendent bien connaître le «soldat du carnage.»

Là encore, faut-il rappeler que quelques jours auparavant, la mouvance terroriste  « Ifriqia lil iilem »  opérant en Afrique du Nord, qui a prêté allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi, a adressé le 23 mars 2015 au soir, un message de menace à la Tunisie et en particulier aux gardiens de la prison de la Mornaguia et aux enquêteurs de la brigade criminelle d’El Gorjani et de Bouchoucha.

Le mystère du carnage reste entier et le flou entoure toujours les mobiles du tueur.

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