Tunis – transport privé : 1000 postes d’emploi en danger

En marge du premier Forum régional sur le développement intégré et inclusif des régions du nord de la Tunisie, organisé le samedi 7 mars à Tabarka (Jendouba), les représentants du Groupement professionnel du transport relevant de la Conect ont organisé une conférence de presse pour mettre l’accent sur les problèmes auxquels sont confrontées les entreprises privées du transport en commun dans le Grand Tunis.

Intervenant à la conférence, M. Adnène Ben Salah, président du GP transport,  a indiqué que le ministère de  tutelle  adopte la logique des deux poids, deux mesures envers les opérateurs du transport en commun privé.

« La situation est catastrophique. Nous avons déjà tiré la sonnette d’alarme et averti le ministère quant au déficit des nos entreprises. Certaines décisions contribueront à la disparition de nos entreprises. Nous revendiquons l’application de la loi en vigueur. Malheureusement,  le ministère du Transport a toujours fait la sourde oreille », a-t-affirmé.

Interpellé par leconomisrtemaghrebin.com sur les difficultés que rencontre le secteur du transport privé, M. Ben Salah a précisé que ce secteur représente actuellement environ 30% de l’ensemble du secteur du transport en commun dans le Grand-Tunis. Et d’ajouter que l’augmentation des charges (la hausse des prix des carburants, les augmentations salariales et les mouvements sociaux) a largement contribué à la régression des revenus.

Dans un secteur qui compte environ un parc de 250 bus, pour un montant d’investissement d’environ 80MD et qui a génèré à l’Etat des recettes fiscales estimées entre 7 et 9 MD, la réorganisation du secteur  est fortement recommandée par ses opérateurs. « La clandestinité et l’augmentation du nombre des taxis collectifs ont aggravé la situation financière de nos entreprises qui assurent près de 1000 postes d’emploi directs sans compter les emplois indirects », a précisé M. Ben Salah qui a annoncé que deux autres sociétés pourront faire faillite si la situation actuelle persiste.

Mohssen Fradi, le PDG de la société Transport Urbain et Suburbain (TUS),  a pour sa part affirmé que, face à cette situation, il a décidé la fermeture de la TUS à une date indéterminée.  « Nous ne revendiquons pas les subventions de l’Etat. Nous voulons desservir de nouvelles lignes qui ne sont pas couvertes par la Transtu », a affrimé M. Fradi.

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