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Leconomiste Maghrebin > Blog > Idées > Chroniques > Tunisie : Le ni-ni de Hammami
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Tunisie : Le ni-ni de Hammami

Leconomiste
2014/12/12 at 11:33 AM
par Leconomiste 6 Min Lecture
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Pour quel candidat les électeurs du FP vont-t-ils voter au second tour de la présidentielle ? Ni pour l’un, ni pour l’autre, a déclaré, le regard sévère et la moustache hérissée H. Hammami. Pour quelle raison ? Le bien-fondé de cette consigne est simple, assure-t-il. Le premier candidat n’est que l’innommable prête-nom d’Ennahdha et cacherait sous son burnous tous ses partisans islamistes qui prônent l’extrémisme et la régression. Voter donc Marzouki serait comme si les dindes votaient pour Noël ! Bonne nouvelle donc pour BCE,  car dans la mesure où il n’y a que deux candidats en lice, éliminer l’un signifie favoriser l’autre. Pas si vite, rétorque le président du FP. Il n’y a pas des consignes de vote en faveur de Caïd Essebsi non plus ; un candidat dont le parti réunit des personnes qui appartenaient à l’ancien régime. On verra alors, craint-il, le phénix  RCDiste renaître de ses cendres  au moment même où le FP, grisé par ses résultat aux législatives, cherche à restaurer dans le  pays la démocratie représentative et les libertés civiques. Donc, pas d’alliance. Mais la dureté n’élimine pas la douceur, ni le négatif le positif. La vraie-fausse non-consigne de vote que le FP adresse aux militants est seulement de ne surtout pas oublier de participer en masse à l’élection présidentielle ! Ils rempliront ainsi leur devoir citoyen, mais par une abstention civique. Le vote devient une expression politique réelle au même titre qu’un vote blanc : un bulletin sur lequel n’est porté aucun nom ni aucune mention, et n’est l’expression d’aucun choix.

Voilà donc les candidats renvoyés dos à dos, il n’y en a pas un pour racheter l’autre. Affreux dilemme ! On balance entre deux solutions pour régler un problème et il arrive qu’on n’ait envie ni d’une solution, ni de l’autre. Mais disons avant toute chose et sans parti-pris, que le refus actif de choisir entre les deux compétiteurs du second tour, exprime une tendance forte observée chez  l’électorat  en général de l’incapacité commune aux deux candidats à entraîner une puissante adhésion. Cela étant dit, l’attitude du FP relève de l’ambiguïté et de la complexité déroutante et contradictoire qui dicte aux électeurs des petits partis de telles alternatives. En effet, quand le choix offert à l’électeur est large celui-ci a plus de chance de trouver un candidat qui lui convient ;  en revanche quand le vote se réduit à un choix binaire, l’électeur peut ne trouver satisfaction parmi aucun des candidats en présence. Les  petits partis, tel le FP, étant souvent  éliminés dès les premiers tours,  leurs électeurs ont normalement le choix de rester chez eux ou se tourner vers ce que l’on pourrait appeler un vote idéologique. C’est le cas avec la consigne de H. Hammami qui écarte les savants déchiffrements et n’est en fait que l’expression d’un état d’âme dont il asperge tous ses partisans. Ces derniers, qui ne se retrouvent pas dans les deux candidats, sont ainsi pris entre l’impuissance et le ras-le-bol, entre profiter du dimanche et s’abstenir d’aller voter, ou  se soumettre au coup tordu de leur chef et exprimer leur refus par un vote tout ce qu’il y a de plus blanc et de plus incohérent. En votant blanc, les électeurs du FP auront le sentiment de s’exprimer. Or leur vote est justement une non-expression. Cette opposition entre leur propre perception de leur vote et son statut réel est à l’origine d’un certain malaise qui a touché une grande partie de ses électeurs aux législatives.

Ainsi, la consigne du FP, ayant fait l’objet, paraît-il, de longues discussions et de délibérations approfondies, n’est que la réaction d’une gauche ringarde, qui prétend que les divergences parmi les dirigeants du  FP sont une preuve de démocratie contrairement à l’organisation des autres partis dont les membres sont toujours vent debout derrière leur leader, en devoir de respecter systématiquement son autoritarisme, sans être associés aux décisions. Mais à sa manière, H. Hammami ne fait que reproduire la confusion des instances de son propre parti, leur embarras et leur inconsistance. Comme dans toutes négociations sociales, lorsqu’elles butent devant un obstacle particulier, les syndicats appellent à la grève. Cette fois il s’agit de la grève des électeurs. Soudainement abusé sur leur véritable capacité à jouer les arbitres, H. Hammami, qui a su attirer un électorat en déshérence aux législatives, n’arrive à témoigner de sa puissance qu’en s’autodétruisant.

Le FP va donc inaugurer le vote blanc, le seul acte par lequel ses électeurs manifesteront leur incapacité ou leur refus d’exercer un choix parmi deux candidats non soutenus par leur parti. L’électeur, ce bipède pensant, doué d’une volonté, qui  fait la démarche de se déplacer aux urnes pour voter, ne commet pas un acte anodin ni inexistant. Dans le cas d’espèce, la discipline partisane doit avoir la sagesse de  laisser la liberté de choix de vote à ses électeurs et militants. La vraie liberté n’est-elle pas de laisser l’électeur décider sciemment de ne cautionner aucune consigne, d’aucun parti.

 

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Leconomiste 12 décembre 2014
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1 Commentaires
  • Habib dit :
    13 décembre 2014 à 11h23

    Les positions de Hammami sont tout à fait respectables. Cependant, voter blanc n’est pas (encore) dans la culture politique naissante des citoyens Tunisiens et il y a fort à parier que cette consigne se traduirait par une augmentation des abstentionnistes. De plus, cette absence de soutien du FP à la majorité risque de libérer celle ci d’une dette morale qui serait de nature à favoriser la participation du FP à la ligne politique du gouvernement.

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