Les élections dans la presse internationale

  • Le Figaro : Marzouki candidat à sa réélection

« Sur la base d’un projet d’indépendance nationale et la défense des droits des Tunisiens que je souhaite défendre, j’ai présenté ma candidature », a déclaré M. Marzouki à la presse.
« J’ai confiance en l’intelligence du peuple tunisien qui sait qui est à même de le servir », a ajouté le chef de l’Etat. M. Marzouki avait été élu fin 2011 par les élus de la Constituante à la suite d’un accord de coalition entre, notamment, son parti séculier, le Congrès pour la République (CPR), et les islamistes majoritaires du parti Ennahda. Ses détracteurs et des islamistes ont accusé Moncef Marzouki, un opposant historique à Ben Ali longtemps exilé en France, d’avoir formé cette coalition pour satisfaire ses ambitions présidentielles.

Selon la nouvelle Constitution adoptée en janvier, le chef de l’Etat ne dispose que de pouvoirs restreints, l’essentiel de l’exécutif relevant des compétences du Premier ministre issu de la majorité au Parlement.

Une pléthore de personnalités ont annoncé vouloir succéder à M. Marzouki, dont des poids lourds de la vie politique, tels l’ex-Premier ministre Béji Caïd Essebsi, le président de la Constituante Mustapha Ben Jaafar, un ex-gouverneur de la Banque centrale ou encore deux ex-ministres de Ben Ali.

Le parti islamiste Ennahda, favori des législatives, a pour sa part annoncé qu’il soutiendrait un « candidat consensuel » à la présidence, sans s’engager dans l’immédiat derrière une personnalité.

La Tunisie fait néanmoins figure de dernier espoir pour instaurer un régime démocratique dans l’un des pays du Printemps arabe, la majorité ayant sombré dans le chaos.

La Tunisie doit élire le 23 novembre, pour la première fois depuis la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, son président au suffrage universel.

M. Marzouki candidat à sa réélection avait été élu fin 2011 par les députés de l’Assemblée constituante à la suite d’un accord de coalition entre notamment son parti séculier, le Congrès pour la République (CPR), et les islamistes majoritaires du parti Ennahda.

Malgré son alliance depuis 2011 avec les islamistes, favoris des législatives, M. Marzouki n’a pas dans l’immédiat reçu leur soutien.

Ennahda a décidé de ne pas participer à la présidentielle et de soutenir un « candidat consensuel » sans pour autant nommer son poulain.

Une pléthore de personnalités ont annoncé vouloir succéder à M. Marzouki, dont des poids lourds tels l’ex-Premier ministre Béji Caïd Essebsi, le président de la Constituante Mustapha Ben Jaâfar, un ex-gouverneur de la Banque centrale ou encore deux ex-ministres de Ben Ali.

M. Marzouki a semblé immédiatement vouloir s’attaquer à certains de ses concurrents soutenus, selon lui, par de « l’argent sale ».

« Personne ne doit acheter le pouvoir avec de l’argent. Je mets en garde les Tunisiens et les partis politiques contre cet argent sale », a-t-il insisté.

Depuis la révolution, nombre de personnalités politiques accusent les milieux des affaires proches de Ben Ali, dont le régime autoritaire était gangréné par le népotisme et la corruption, de vouloir faire dérailler la transition tunisienne.

La Tunisie semble faire figure de dernier espoir pour instaurer un régime démocratique dans l’un des pays du Printemps arabe, la majorité ayant sombré dans le chaos.

Mais elle fait toujours face à d’importants défis, au premier rang desquels l’essor d’une mouvance jihadiste armée responsable depuis 2011 des morts de dizaines de policiers et militaires et de deux figures politique anti-islamistes.

La stabilité de la Tunisie est aussi minée par une économie anémique et un chômage endémique touchant particulièrement les jeunes diplômés. Or la misère et la pauvreté étaient au coeur de la révolution de 2011.

  • PressAfrik : Ennahda dévoile son programme à l’approche des élections

Prière, hymne national, écran géant et applaudissements. Sur scène, les principaux représentants d’Ennahda et leurs discours, entrecoupés par des films. L’un de ces derniers retrace par exemple le grand retour des islamistes dans le pays depuis la révolution, sur fond de musique sensationnaliste.

Le programme du mouvement arrivera, lui, tracté par un mini drone, après un slalom entre les caméras. Un programme sans grande nouveauté. Les responsables du mouvement martèlent leur attachement à la démocratie, à la liberté et au pluralisme prônant justice sociale, développement, équilibre régional, mais aussi une économie concurrentielle et de grandes réformes bancaires et financières.

L’heure était aussi au bilan, après une expérience du pouvoir critiquée. La Tunisie fait figure de « modèle de réussite » dans la région, assure Ali Larayedh, secrétaire général. La prochaine étape sera celle de « garantir la stabilité sur tous les plans, grâce au consensus et au dialogue », dit-il. Sur notamment la stabilité sécuritaire, le leader du mouvement, Rached Ghannouchi s’est montré clair : « Ennahda est en guerre contre le terrorisme ».

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