Déscolarisation, des chiffres alarmants

Le Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux (FTDES) a publié le résultat d’une étude menée par Mounir Hssin, président de la FTDES section Monastir, sur la déscolarisation volontaire. Cette étude s’est basée sur des entretiens avec 601 cas de déscolarisation volontaire, répartis comme suit : 262 cas à Monastir, 187 cas à Kairouan et 152 à Kasserine.

L’étude a mis en lumière les causes de la déscolarisation volontaire. Il en ressort qu’elle est due à trois causes principales, à savoir le système éducatif, l’environnement familial et l’environnement social.

Les statistiques avancées par cette étude sont alarmantes : 71% des interrogés affirment qu’ils ont interrompu leurs études pour une raison liée au système éducatif, 12.3% pour des raisons matérielles, 8.14% pour des raisons familiales, 5.25% état de santé et 3% pour mariage (filles essentiellement).

En effet, 80% des interrogés affirment qu’ils ont subi une violence physique ou verbale au sein de l’établissement scolaire et qu’ils ne se sentent pas à l’aise dans cet espace et 90% des élèves interrogés ont avoué qu’ils ont refait au moins une année avant d’interrompre leurs études.

Ce redoublement d’après eux a compliqué leur situation au sein de la famille et de la société. Pire encore, pour certains parmi ceux qui se sont prêtés à l’étude, cet échec a été suivi de trouble psychiatriques. Par ailleurs, le redoublement est beaucoup craint par 47% des interrogés contre 33% qui le craignent peu. Seulement 21% des interrogés ont affirmé qu’ils ne se sentent pas à l’aise en classe.

En septembre 2013, le ministère de l’Education a annoncé que 107 000 élèves ont quitté les bancs des écoles et lycées pendant l’année scolaire 2012/2013. L’étude intégrale est disponible sur ce lien.

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