Tunis – Mustapha Ben Jaafar : Nous avons mené la barque à bon port

Intervenant sur les ondes radiophoniques d’Express fm, le président de l’Assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaafar est revenu sur le bilan de la Troïka.

Revenant sur le processus de l’Assemblée nationale constituante, il a affirmé que son évaluation doit se faire dans le cadre de l’objectivité, loin de l’éloge et des critiques, et a rappelé qu’elle a été entravée par les deux assassinats politiques, les grèves et les suspensions de ses activités. Il a rappelé, également, que les députés ont choisi de commencer la rédaction de la Constitution à partir d’une feuille blanche et de faire participer toutes les tendances (partis politiques et société civile). « La préparation du premier brouillon et du deuxième brouillon a nécessité un certain laps de temps » continue-t-il. Concernant sa relation avec le mouvement Ennahdha au sein de la Troïka, il a déclaré que le dernier mot ne lui revient pas. « Toutes les décision ont été prises dans le cadre du consensus et de la concertation », ajoute Mustapha Ben Jaafar.

Pour M. Ben Jaafar, l’expérience démocratique tunisienne est unique en son genre dans le monde. « Il suffit de la comparer à celles des autres pays qui ont connu le printemps arabe. Nous avons pu mener la barque à bon port après trois ans », affirme-t-il.

Répondant à une question relative à l’absentéisme des députés, il a exprimé son regret quant à cette pratique, « car l’absence est injustifiable et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale constituante ne régit pas ce détail », dit-t-il.

Evoquant le parti de Nidaa Tounes, il a estimé qu’un parti pareil est capable de reconstruire la période du despotisme et de la dictature, avant de nuancer : « Il existe beaucoup de militants dans ce parti, cependant plusieurs activistes au sein de ce parti appartiennent à l’ancien régime » ; avant d’ajouter que « ce parti est incapable de construire une démocratie ».

«  Le prochain gouvernement élu aura plusieurs chantiers à engager comme la sécurité, le social et les problèmes avec la Lybie », conclut M. Ben Jaafar.

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