F. Boukadous et N. Hamrouni parmi les 100 héros de l’info

A l’occasion de la Journée mondiale de la presse 2014, Reporters sans frontières (RSF) a publié pour la première fois une liste de “100 héros de l’information”.

Dotés d’un courage exemplaire, ces “100 héros” contribuent, par leur travail ou leur combat, à promouvoir la liberté prévue par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, celle de “chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit”. Les “100 héros” mettent leur idéal “au service du bien commun”. A ce titre, ils ont valeur d’exemple.

En Tunisie, RSF a sélectionné Fahem Boukadous et  Najiba Hamrouni Héros de la presse.

Au nom du droit à l’information, Fahem Boukadous a tout connu : la torture, la clandestinité, la prison et plusieurs grèves de la faim. Militant des droits humains sous l’ère d’un Ben Ali qui n’autorisait aucune liberté d’opinion, Fahem Boukadous est l’un des rares journalistes à avoir couvert en 2008 la révolte du peuple des mines à Gafsa. Condamné en 2010, il s’apprêtait à croupir quatre longues années dans sa cellule. C’était sans compter sur la révolution du 14 janvier 2011 qui bouleversa l’histoire de la Tunisie et permit au journaliste de retrouver sa liberté et de reprendre le chemin de la lutte. En 2011, il fonde avec plusieurs autres militants, le Centre de Tunis pour la Liberté de la presse (CTLP), qui se donne pour objectifs d’observer les exactions à l’encontre des journalistes tunisiens, de participer à la réforme du secteur médias et de former à la déontologie journalistique.

Reconnue par ses pairs comme étant un modèle d’intégrité, Nejiba Hamrouni n’a ménagé aucun effort pour défendre la liberté de la presse. Simple adhérente de l’association des journalistes tunisiens (AJT) , elle devient en 2008, trésorière du tout premier Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Nejiba Hamrouni y sera par la suite élue présidente, en 2011. Son courage et sa volonté lui ont permis de défendre les journalistes tunisiens et leurs conditions de travail, tout en insistant sur la rupture nécessaire des médias nationaux avec les pratiques de l’ancien régime. Elle a reçu fin 2013, le prix de l’Akademia pour la liberté de la presse.

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