La BM pour la mise en œuvre de réformes économiques «sans coût politique»

Invité à  donner ses impressions sur une note semestrielle de la Banque Mondiale sur l’économie tunisienne intitulée  « Echapper à l’austérité en accélérant la croissance », Jean-Luc Bernardine, nouvel économiste en chef de la Banque Mondiale en Tunisie a estimé que la croissance de l’économie tunisienne, après avoir connu une relance, est en train de s’essouffler. Il a prévu pour 2013 et pour 2014 un taux de croissance respectif de 2,6% et de 3%, relevant  au passage que le taux idéal pour la reprise et la création de plus d’emplois serait de 4,5%.

Concernant le taux d’endettement de la Tunisie,  il est actuellement estimé à 50% et n’a pas en conséquence atteint le seuil d’insoutenabilité, lequel varie entre 65 et 75% du PIB, toujours selon la même source..

Au sujet des appuis financiers de la banque, il a révélé que des négociations sont en cours pour le déblocage, sous certaines conditions, d’une dernière tranche de 250 millions de dollars. Parmi ces réformes, il a cité la révision du code de l’investissement, la simplification des procédures, le code des marchés publics, une plus grande ouverture du marché tunisien, la bonne gouvernance des banques publiques.

L’économiste de la Banque Mondiale  s’est, d’autre part, prononcé pour la mise en œuvre de réformes qui n’ont pas un coût politique en cette période de transition.

Au sujet de recapitalisation des banques publiques, il a recommandé d’attendre les résultats des audits, lesquels seront fin prêts au plus tard au mois de mars prochain. Il a tenu à préciser que la Banque Mondiale n’est pas opposée au statut public de ces banques auditées et ne suggère pas nécessairement leur privatisation.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here