Stockage des données : pertes évaluées à 50 millions de dinars depuis cinq ans

données personnelles

D’après les estimations de l’UTICA, les pertes engendrées dans le secteur du stockage des données ont atteint  50 millions de dinars depuis  les cinq dernières années, notamment à cause de la concurrence déloyale, affirme à leconomistemaghrebin.com Zied Saghari, membre de la Chambre nationale syndicale, des sociétés de services et d’ingénierie informatique qui relève de l’UTICA.

Joint par tel, Zied Saghari a indiqué qu’il existe une société de stockage de données qui exerce illégalement, ce qui est une infraction grave à la loi et une forme de concurrence déloyale. De plus, cet intrus se permet  de transférer les données personnelles vers des serveurs à l’étranger, ce qui est puni par la loi. En effet, pour pouvoir exercer l’activité, il faut obtenir une permission de la part de l’Instance de protection des données personnelles.

De même, la Chambre a déposé une plainte auprès de l’Instance nationale de protection des données personnelles laquelle a transmis  la plainte au Procureur de la République.  Zied Saghari a regretté le fait que, par suite de ces violations, six entreprises spécialisées dans le stockage des données aient mis la clé sous la porte.  « D’autres  pourraient suivre « , ajoute-t-il.

A noter que le secteur du stockage des données compte cinq entreprises  en règle et cinq qui ne le sont pas,  d’après notre interlocuteur.

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Publié le 15/07/2017 à 07:55

  • Chawki Gaddes

    Quand les entrepreneurs se trouvent lésées par les mauvaises pratiques et illégales de surcroît, elles savent ce qu’il faut faire et intentent des actions en justice ou au moins indirectement en saisissant l’INPDP. Mais le comble c’est que la plupart de ces entrepreneurs sont en totale illégalité avec la loi de 2004 sur la protection des données. L’Instance a demandé a plusieurs reprises à la direction de l’UTICA, à Madame Bouchamaoui en personne, depuis 2015 d’organiser des séances d’information avec les représentants des différentes chambres syndicales pour leur expliquer les obligations qui incombent à tout responsable de traitement, rien n’a été entrepris … La loi n’est pas seulement dans un Etat de droit un bouclier protecteur pour les intervenants sociaux, il faut qu’elle soit aussi conçue comme une source d’obligations pour ces mêmes personnes et respecté pour qu’elle puisse servir à les protéger le jour où ils sont lésées. Maintenant à propos de ces pertes elles sont minimes en face de ce que la Tunisie va subir à partir de mai 2018 quand l’Europe va être obligé de s’enfermer pour protéger son espace avec l’entrée en application du nouveau Règlement. Là tous nos centre d’appel vont fermer car ils sont tous sauf une ou deux exceptions ont une activité illégale … A bon entendeur salut

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