Les prix du pétrole ont progressé sur les marchés, portés par les craintes d’une reprise des opérations militaires américaines contre l’Iran.
Le contrat à terme sur le Brent pour livraison en décembre gagne 0,7 %, à 115,72 dollars le baril. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) progresse de 0,8 %, à 102,77 dollars. Les deux références s’orientent vers un quatrième mois consécutif de hausse supérieure à 10 %.
Le Wall Street Journal indique que l’amiral Brad Cooper, chef du Commandement central américain, a présenté jeudi 29 octobre au président Donald Trump plusieurs options militaires concernant l’Iran, lors d’une réunion à la Maison-Blanche à laquelle participait également le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth. Les discussions auraient porté sur le blocus américain en cours et sur l’éventualité d’une reprise d’opérations militaires de grande ampleur. Aucune décision définitive n’a toutefois été annoncée.
En parallèle, Washington cherche à relancer les négociations avec Téhéran. Le vice-président américain, JD Vance, aurait pris contact avec le responsable iranien Mohsen Rezaei. Tandis que des médiateurs travaillent sur un éventuel cadre de règlement du conflit. Les perspectives d’un accord à court terme restent néanmoins incertaines, les propositions soumises à l’Iran ayant été jugées insuffisantes par des responsables iraniens.
Les données américaines sur les stocks ont également soutenu les cours. Les réserves commerciales de pétrole brut des États-Unis ont diminué de 1,9 million de barils durant la semaine achevée le 23 octobre, pour s’établir à 410,6 millions de barils. C’est ce que relève l’Agence américaine d’information sur l’énergie.
La persistance de prix élevés renforce enfin les préoccupations inflationnistes. Une nouvelle escalade militaire pourrait renchérir les coûts du transport et de l’énergie, compliquer la tâche des banques centrales et peser sur la croissance mondiale. À court terme, l’évolution des cours dépendra largement de l’équilibre entre les initiatives diplomatiques et le risque d’une extension du conflit.