Le gouvernement algérien prévoit d’allouer 8,2 milliards de dollars au secteur de la santé en 2027. Le projet budgétaire prévoit la réalisation et la modernisation d’infrastructures hospitalières, ainsi que la création de plus de 28 000 postes.
L’Algérie prévoit de renforcer les moyens consacrés à son système de santé. Le budget du secteur devrait atteindre 8,2 milliards de dollars en 2027, contre environ 7,5 milliards en 2026, rapporte L’Expression citant les données publiées par l’agence de presse officielle APS. Le projet de budget prévoit notamment de nouveaux investissements hospitaliers, l’acquisition de médicaments et d’équipements médicaux, ainsi que le recrutement de personnels supplémentaires…
Plus de deux milliards de dollars seraient consacrés aux programmes de prévention et de soins. L’enveloppe destinée à l’achat de médicaments et de fournitures médicales auprès de la Pharmacie centrale des hôpitaux atteindrait 1,3 milliard de dollars, en progression de près de 53 % sur un an. Une partie des crédits doit financer l’achat de vaccins, de sérums et de réactifs de laboratoire.
La lutte contre le cancer figure elle aussi parmi les priorités budgétaires. Le dispositif prévoit un renforcement des financements destinés aux traitements, ainsi que des mesures visant à faciliter l’importation d’équipements de radiothérapie, l’approvisionnement en pièces de rechange et le transfert de technologies médicales. L’objectif vise à améliorer la prise en charge des patients et de réduire les délais d’attente.
Des défis de mise en œuvre
Au-delà des montants annoncés, la mise en œuvre des projets et la répartition des moyens entre les régions restent des enjeux majeurs. Lors des débats parlementaires, des députés ont demandé une accélération des chantiers, un meilleur approvisionnement des hôpitaux en équipements et une coordination renforcée entre les administrations concernées.
Ils ont également souligné le manque de médecins radiologues dans certains établissements et la nécessité de développer les services de proximité afin de limiter la pression sur les hôpitaux des grandes villes.
Le gouvernement mise ainsi sur l’investissement, le recrutement et la modernisation de la gestion pour améliorer les services de santé. Les résultats dépendront toutefois de la capacité à exécuter les programmes, à assurer la disponibilité des médicaments et à répartir plus équitablement les ressources sur l’ensemble du territoire.