Victoire des manifestants espagnols : le gouvernement de Pedro Sánchez vient d’annoncer « la suspension des expulsions de logements jusqu’en 2030 et le renouvellement automatique des contrats de location ». Objectif : « endiguer la crise du logement qui frappe l’Espagne, en pleine contestation sociale », comme le rapporte la radio française, RFI.
C’est la ministre de la Santé, Mónica García Gómez, qui a annoncé ces deux mesures à forte connotation sociale à l’issue d’âpres négociations au sein de la coalition gouvernementale. Présentées par le gouvernement, elles doivent maintenant passer par la case Parlement pour leur donner la forme juridique. Et là, cela risque toutefois de coincer, étant donné que le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez n’y a pas de majorité. Cependant, vu l’ampleur des manifestations contre ce mal social qui gangrène le pays depuis des décennies, on voit mal un parti voter contre ces textes.
Dans ce cadre du reste, beaucoup de manifestants appellent à ce que ce loi porte le nom de Maricarmen Abascal, femme de 87 ans expulsée de son appartement où elle vivait depuis plus de 50 ans.
Toujours selon nos confrères de RFI, Mónica García Gómez assure que le gouvernement souhaitait mettre en œuvre, dans le cadre de ces deux mesures, « l’interdiction pour les fonds vautours d’acheter des logements ». Car, ce sont ces fonds d’investissement et les plateformes de location touristiques de courte durée, à l’instar d’Airbnb, qui sont la cause de la colère des manifestants. Ces derniers les accusant « de faire flamber les prix des locations en achetant des biens immobiliers en Espagne et de réduire l’offre. »