L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) vient d’accorder une prime de 10 000 dinars à 23 propriétaires de taxis pour l’achat d’un véhicule électrique. Mais derrière cette annonce symbolique du projet « Scaling up the adoption of electric mobility in Tunisia » (2022-2027), financé par le FEM et piloté par l’ONUDI Tunisie, le montant alloué reste très loin de combler l’écart de prix abyssal entre un véhicule thermique et une voiture électrique en Tunisie.
Alors que ce programme promet de réduire les émissions du transport routier, la transition patine sur le terrain. L’ONUDI elle-même soulignait dès 2025 les freins structurels majeurs : un réseau de bornes de recharge quasi inexistant, le surcoût prohibitif des véhicules et l’absence persistance d’un cadre législatif et fiscal clair.
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Face à ces blocages systémiques, subventionner une vingtaine de taxis à Bizerte, Sfax ou Djerba ressemble plus à une opération de communication qu’à une véritable stratégie d’électrification à grande échelle.