« Agir pour une Méditerranée sans plastique » : tel est le thème de la 9ᵉ édition du Forum mondial de la Mer, qui s’est tenue les 24 et 25 septembre 2026 à Bizerte. Ce rendez-vous majeur a rassemblé décideurs, experts, entrepreneurs et acteurs de la société civile autour d’un constat commun : la pollution plastique constitue un enjeu de santé publique, de justice environnementale et de régénération pour l’avenir.
L’ Ambassadeur de la République de Malte en Tunisie Dr Jospeh M. Sammut, souligne dans une déclaration exclusive à l’Economiste Maghrébin que “ Le plastique est un mal nécessaire, la clé est l’éducation et le tri à la source” .
Il part du constat que la politique vise à instaurer une utilisation circulaire des produits et à éliminer autant que possible les plastiques à usage unique. Malheureusement, le plastique reste un « mal nécessaire » : le supprimer totalement perturberait l’économie, car il est un composant présent dans de nombreux produits et contribue à maintenir les coûts bas. Il s’agit donc d’un mal avec lequel nous devons composer.
L’essentiel réside dans l’éducation. “Nous menons des campagnes pour apprendre aux citoyens, autant que possible, à séparer leurs déchets ménagers en différentes catégories, afin que chaque matériau puisse être traité et recyclé dans la mesure du possible. Notre politique consiste donc à éduquer la population et à réutiliser le plastique autant que faire se peut”, a-t-il expliqué.
Reste à savoir si cette démarche est-elle suffisante ? Quelle conclusion en tirer ? À ces interrogations, il a répondu qu à Malte, « nous avons entamé ce projet dès les années 1970. Ce n’est pas une initiative récente. Nous avons commencé par sensibiliser les gens à ne pas jeter leurs déchets dans l’espace public, et nous en sommes aujourd’hui au stade du tri sélectif, organisé de manière très rigoureuse, afin de réduire au maximum les impacts sur l’environnement. »
S’agissant de la coopération avec la Tunisie, notamment dans le domaine environnemental, il estime qu’il s’agit « avant tout de politiques internes ». S’il existe des cadres de discussion et des organisations internationales, la mise en œuvre et le respect des règles relèvent, selon lui, de la responsabilité de chaque État.