Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a réaffirmé la position de la Tunisie sur le statut de Al-Quds et son soutien à l’établissement d’un État palestinien indépendant et souverain. Il s’exprimait vendredi 25 septembre 2026 à New York, lors de la réunion ministérielle arabo-islamique consacrée à la ville de Al-Quds, organisée en marge de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.
Présidant cette réunion, Mohamed Ali Nafti a souligné que Al-Quds fait partie intégrante du territoire palestinien occupé et que l’occupation n’y dispose d’aucune souveraineté. Selon lui, toutes les mesures visant à modifier le caractère, le statut ou la composition démographique et juridique de la ville sont nulles et sans effet juridique.
La Tunisie réaffirme, dans ce cadre, son attachement à Al-Quds-Est comme capitale de l’État de Palestine. Pour Tunis, l’établissement d’un État palestinien indépendant et pleinement souverain demeure la voie permettant de parvenir à une paix juste, durable et globale, conformément aux résolutions de la légalité internationale.
La Tunisie dénonce les politiques israéliennes dans les territoires palestiniens
Le chef de la diplomatie tunisienne a également dénoncé les politiques et pratiques israéliennes qu’il qualifie d’illégales, notamment la colonisation, l’annexion, la confiscation des terres, la démolition de logements, les déplacements forcés de populations ainsi que les atteintes aux institutions palestiniennes.
Il a, par ailleurs, condamné les violations continues visant la mosquée Al-Aqsa et les tentatives de modifier son statut historique et juridique, notamment à travers l’imposition d’une quelconque division temporelle ou spatiale du lieu saint.
Pour Mohamed Ali Nafti, la protection de Al-Quds ne peut être dissociée de celle de sa population. Elle passe notamment par le soutien à la résilience des Palestiniens de la ville et par le renforcement de l’appui arabe, islamique et international dans des secteurs essentiels tels que le logement, l’éducation, la santé et le développement.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de protéger les biens religieux, les propriétés, les waqfs et le patrimoine palestinien de Al-Quds, tout en soutenant le rôle de la Commission de Al-Quds et de l’Agence Bayt Mal Al-Quds Al-Sharif.
Une responsabilité internationale
La Tunisie met également en garde contre les conséquences des atteintes aux lieux saints, des discours d’incitation et des pratiques provocatrices. Ces actions, selon Mohamed Ali Nafti, sont susceptibles de menacer la paix et la sécurité aux niveaux régional et international.
Dans ce contexte, Tunis considère que la protection de Al-Quds et de ses lieux saints constitue une responsabilité internationale fondée sur les principes du droit international, la Charte des Nations unies ainsi que le respect de la liberté de religion et de culte.
Le ministre a en outre appelé à renforcer la coordination entre la Ligue des États arabes et l’Organisation de la coopération islamique au sein des Nations unies. Il a plaidé pour la mise en place de mécanismes durables permettant de documenter les violations, de renforcer les mécanismes de reddition de comptes et de faire face aux tentatives d’imposer des faits accomplis.
La Tunisie souhaite également intensifier les contacts avec les pays influents afin de favoriser l’adoption de mesures politiques et diplomatiques visant à faire respecter le droit international.
La Tunisie entend poursuivre son action au sein de la Ligue arabe
Mohamed Ali Nafti a enfin réaffirmé la disponibilité de la Tunisie à poursuivre son action avec les pays arabes et musulmans pour la protection de Al-Quds et de ses lieux saints, ainsi que pour le soutien à la population palestinienne.
Dans le cadre de sa présidence de la 166e session du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, Tunis entend ainsi contribuer au renforcement de l’action arabe et islamique commune en faveur de Al-Quds et de la cause palestinienne, selon un communiqué du ministère tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.