Le Brent est repassé sous la barre des 100 dollars le baril de pétrole, le mardi 22 septembre. Et, sauf nouvelle escalade militaire, les prix devraient se détendre au cours des prochains jours.
Cette tendance baissière trouve son origine dans les informations circulant cet après-midi de mardi au sujet des premiers tests lancés par l’Arabie saoudite pour la remise en service de son oléoduc stratégique Est-Ouest.
Course contre la montre
Transportant environ 4 millions de barils par jour vers le port de Yanbu sur la mer Rouge, il a permis au Royaume de contourner le détroit d’Ormuz. L’oléoduc Est-Ouest s’étend sur environ 1 200 kilomètres et relie les installations de production et de traitement du pétrole de la région de Baqeeq, dans l’est du Royaume, aux installations d’exportation, à l’ouest. Sa capacité maximale est d’environ 7 millions de barils par jour.
Depuis qu’il a été visé par des drones lancés depuis l’Irak, Saudi Aramco s’est lancée dans une course contre la montre pour contourner une station de pompage endommagée et rétablir partiellement les flux.
Cette réouverture imminente apporte un soulagement à un marché en situation de manque d’approvisionnement. Les raffineries européennes ont été particulièrement touchées par l’arrêt de l’activité. Un bon nombre d’entre elles s’étaient retrouvées à sec la semaine dernière, alors que le Royaume tentait tant bien que mal de rediriger ses exportations vers le terminal de Ras Tanura et le golfe d’Oman.
Apaisement des tensions sur le détroit d’Ormuz
La baisse des cours du pétrole a également été favorisée par des rapports faisant état de progrès dans les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran. L’éventualité d’une réouverture du détroit d’Ormuz par Téhéran en contrepartie de la levée du blocus américain est possible.
Aujourd’hui, Téhéran s’est montrée ouverte à une réouverture de ce passage stratégique dans un délai de sept jours si Washington réduisait sa pression militaire et levait le blocus des ports.
Tout repli dans les cours est le bienvenu pour les importateurs de pétrole, comme la Tunisie. Le niveau des prix a bloqué les finances publiques et un retour à la normale en 2027 est une condition sine qua non pour rétablir l’équilibre.