À l’occasion de la Journée mondiale de l’Ozone, la Tunisie réaffirme son engagement climatique lors d’un séminaire national organisé à Tunis par l’ANPE (via l’Unité Nationale d’Ozone), en partenariat avec l’ONUDI et le PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement).
Coïncidant avec le 10ᵉ anniversaire de l’Amendement de Kigali, cet événement met en lumière les progrès du pays vers un secteur du refroidissement à faible empreinte carbone. La Tunisie a déjà éliminé les CFC, évitant l’émission de près de 5 millions de tonnes d’équivalent CO₂. Grâce au programme d’élimination des HCFC soutenu par l’ONUDI, la consommation nationale a chuté de 70 % à fin 2025 (soit 900 000 tonnes de CO₂ évitées par an), ciblant une élimination totale d’ici 2030. De plus, la mise en œuvre du plan national HFC vise une réduction de 23,8 % de leur consommation d’ici 2030, indique un communiqué de l’ONUDI Tunisie.
En termes d’investissements et de reconversion industrielle, la transition franchit un cap technique, avec le Projet R-32, achevé en août 2026 pour un budget de 1,016 million de dollars, financé par le Fonds multilatéral et l’ONUDI, et qui a permis de convertir sept entreprises industrielles vers le réfrigérant R-32, évitant 150 000 tonnes d’équivalent CO₂. Ensuite, en matière d’économie circulaire, avec la mise en place d’un système de récupération, recyclage et régénération (RRR) des fluides avec deux centres pilotes à Tunis et Sfax. Enfin, l’efficacité énergétique, avec un nouveau partenariat de 1,34 million de dollars avec l’ONUDI qui vise à relever les normes de performance énergétique des climatiseurs.
Comme le souligne Lassaad Ben Hassine, représentant de l’ONUDI en Tunisie, le pays adopte une approche systémique alliance technologie, efficacité énergétique et emploi qualifié. La Tunisie prouve ainsi que la préservation du climat reste un levier de compétitivité industrielle.
D’après communiqué