La Commission administrative nationale de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) est décidée à mettre en exécution la grève générale entérinée par le 26ᵉ congrès ordinaire de l’Union, selon un communiqué publié à l’issue de sa réunion, mercredi 9 septembre 2026.
Elle a par ailleurs réclamé la mise en place d’un plan d’urgence de sauvetage économique et social comportant « la protection du pouvoir d’achat, la lutte contre le monopole, la spéculation et la corruption, le soutien aux entreprises et établissements publics ainsi que le sauvetage des secteurs vitaux ». En plus d’une priorité accrue accordée à l’emploi et au développement régional.
L’instance syndicale a également appelé à protéger le système de subvention et des services publics, et à garantir ce qu’elle a qualifié de droit des Tunisiens à la santé, à l’éducation, au transport, à l’eau, à l’électricité et à l’emploi.
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La Commission administrative pointe également la persistance des perturbations touchant des services essentiels — eau, électricité, médicaments et produits de première nécessité — sans oublier la crise durable de l’emploi et du développement.
Sur le plan syndical, l’instance dénonce ce qu’elle qualifie d’atteinte au travail syndical et de ciblage des militants en raison de leur activité et de la défense de leurs mandants, réclamant la libération des personnes détenues à ce titre et l’arrêt des poursuites engagées contre l’ensemble d’entre elles, précise le texte.
Enfin, l’instance administrative se dit solidaire avec les mouvements de protestation menés par des travailleurs des secteurs des mines, des banques, du transport, du transport des hydrocarbures, de l’environnement, ainsi que de l’enseignement secondaire et de base, tout en affirmant son soutien de principe aux mobilisations des diplômés et autres chômeurs.