Les cours du pétrole ont progressé après les nouvelles menaces de Donald Trump contre l’Iran, faisant craindre une aggravation des perturbations du trafic énergétique dans le détroit d’Ormuz. Le Brent a dépassé ce mardi 1er septembre 91 dollars le baril après avoir gagné plus de 2 % la veille…
Les marchés pétroliers retrouvent une forte nervosité. La reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran a immédiatement ravivé les inquiétudes concernant la sécurité des approvisionnements mondiaux et la circulation des navires dans le détroit d’Ormuz, l’une des principales voies d’acheminement du pétrole et du gaz du Golfe.
Après les frappes américaines contre des lanceurs de roquettes iraniens sur l’île de Larak, près du détroit, l’Iran a riposté par des tirs de missiles contre des positions américaines en Jordanie. Donald Trump a ensuite menacé Téhéran de nouvelles frappes, faisant craindre une escalade militaire.
Le Brent a progressé de 0,6 % à 91,05 dollars le baril. Tandis que le West Texas Intermediate (WTI) gagnait environ 1 % à 86,59 dollars. Cette hausse intervient après le bond enregistré lundi, lorsque le Brent avait gagné plus de 2 % pour atteindre 90,49 dollars…
Les dernières frappes américaines ont encore renforcé les craintes d’une dégradation de la situation. Washington affirme avoir visé des lanceurs iraniens qui se préparaient à utiliser des roquettes et des mines marines contre le trafic maritime. Pour les opérateurs pétroliers, le risque ne réside donc pas uniquement dans une interruption physique des exportations iraniennes. Une dégradation durable de la sécurité maritime pourrait également limiter les flux en provenance d’autres producteurs du Golfe…
La réaction des cours reste néanmoins mesurée au regard de l’importance stratégique du détroit, cherchant à déterminer si les dernières frappes constituent un épisode ponctuel ou le début d’une nouvelle phase de confrontation. L’évolution du trafic maritime sera déterminante. Une reprise durable des passages de pétroliers pourrait limiter la hausse des cours. À l’inverse, une nouvelle réduction des flux renforcerait rapidement la prime de risque.
Une nouvelle menace pour l’inflation mondiale
La remontée du pétrole intervient enfin dans un contexte où les marchés s’inquiètent déjà des perspectives d’inflation. Une hausse durable de l’énergie renchérirait les coûts de transport et de production et compliquerait la tâche des banques centrales.
Le retour des affrontements entre Washington et Téhéran replace ainsi le pétrole au cœur du risque économique mondial. Tant que la sécurité du détroit d’Ormuz restera incertaine et que Donald Trump maintiendra la menace de nouvelles frappes, les marchés devraient conserver une forte prime géopolitique sur le brut.