Les valeurs pétrolières et gazières asiatiques ont fortement reculé ce mercredi 26 août, dans le sillage de la baisse des cours du brut. La reprise des discussions entre l’Iran et Oman sur la navigation dans le détroit d’Ormuz alimente l’espoir d’une réouverture progressive de cette voie stratégique…
Les cours du pétrole ont poursuivi leur repli ce mercredi, le Brent reculant de 2,5 % à 86,41 dollars le baril, tandis que le WTI abandonnait 2,4 % à environ 80,42 dollars… Le mouvement est principalement lié aux discussions engagées entre Téhéran et Mascate autour d’un cadre provisoire permettant la navigation dans le détroit d’Ormuz. Le projet évoqué comprendrait notamment un corridor maritime temporaire et une coopération pour le déminage.
L’enjeu est considérable : avant le conflit, le détroit assurait le passage d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL. Toute perspective de rétablissement de la navigation réduit donc mécaniquement les craintes de pénurie et exerce une pression à la baisse sur les prix.
Le recul du brut s’est immédiatement répercuté sur les grandes valeurs énergétiques de la région d’Asie. En Australie, Woodside Energy a perdu plus de 4 %, tandis que Santos reculait de près de 2 %. Le sous-indice énergétique du S&P/ASX 200 a abandonné 2,5 %, sa plus forte baisse intrajournalière depuis environ un mois. En Corée du Sud, la pression a été encore plus forte : SK Innovation a chuté de plus de 16 %, tandis que S-Oil a perdu 7 %. Au Japon, Eneos Holdings et Japan Petroleum Exploration ont reculé chacun d’environ 2 %.
Le marché mise sur une détente à Ormuz
Cette nouvelle baisse du pétrole traduit surtout un changement dans les anticipations des investisseurs. Après plusieurs semaines dominées par la crainte d’une perturbation durable des exportations du Golfe, les premiers signes de dialogue autour d’Ormuz font désormais espérer une amélioration des flux. Le marché reste néanmoins particulièrement sensible à l’évolution des négociations entre Washington et Téhéran, qui demeurent dans l’impasse, tandis que les États-Unis poursuivent leur pression économique sur l’Iran…