Donald Trump affirme qu’aucune négociation n’est en cours avec Téhéran et assure que le détroit d’Ormuz reste ouvert. L’Iran soutient au contraire que le passage demeure fermé tant que Washington ne satisfait pas ses conditions.
Le président américain Donald Trump a affirmé, mardi 18 août, qu’aucune discussion ni négociation n’était en cours avec l’Iran, alors que des responsables américains avaient récemment évoqué des contacts avec Téhéran. Il a également assuré que le détroit d’Ormuz était « ouvert et fonctionnait ».
Une version radicalement différente est défendue par Téhéran. Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, affirme que le détroit restera fermé tant que Washington n’aura pas satisfait plusieurs conditions, notamment la levée du blocus des ports iraniens et des sanctions pétrolières, la restitution des avoirs gelés et la fin des opérations militaires.
Ces déclarations contradictoires interviennent alors que les perspectives d’une reprise normale du trafic maritime restent incertaines. Le Brent évolue au-dessus de 91 dollars le baril en fin de séance mardi, les marchés intégrant le risque de perturbations prolongées des approvisionnements énergétiques.
Le détroit d’Ormuz constitue un point stratégique majeur pour le commerce mondial de l’énergie : avant le conflit, environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz y transitaient.
Malgré les affirmations de Donald Trump, les données disponibles sur le trafic maritime indiquent une activité très réduite. Plusieurs navires ont par ailleurs été attaqués ces derniers jours dans la région, renforçant les inquiétudes des armateurs et des marchés pétroliers.