La crise migratoire de Ceuta s’est transformée en crise politique au sein de l’Union européenne, attisée par les critiques de la droite espagnole et par les déclarations de Donald Trump sur l’immigration en Europe. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a tenté de refroidir les tensions en réaffirmant la solidarité de l’UE avec l’Espagne, mais les relations entre Rome et Madrid restent tendues, avec des attaques croisées entre gouvernements et partis.
Au niveau des diplomates des 27, un climat plus apaisé a permis de valider cinq priorités européennes sur la migration. A savoir, prévenir les arrivées irrégulières grâce à la coopération avec les pays tiers, renforcer les frontières extérieures, mettre en œuvre des systèmes d’alerte précoce, démanteler les réseaux de trafiquants et renforcer les retours.
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La présidente de la Commission européenne a souligné que « la migration est un défi européen, qui requiert une réponse européenne. Et pour cela, la solidarité est fondamentale », traçant ainsi la feuille de route autour de ces cinq axes.
Entre-temps, selon l’agence de presse italienne Ansa.it, Rome pousse pour des hubs migratoires hors UE, un dossier clé pour l’automne. Lors de la réunion des ambassadeurs des 27, l’Italie a mis sur la table ce thème qui pourrait structurer les prochains mois : les hubs migratoires hors UE
La question sera certainement abordée lors de la réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE, élargie aux pays Schengen et au Service européen pour l’action extérieure, et sera au cœur du sommet européen d’octobre. Les 21 pays qui soutiennent Rome et la pression du PPE rendent concrète l’hypothèse d’une externalisation de la gestion migratoire.
Reste le nœud des financements européens : un point qui pourrait diviser le front des pays “frugaux”, tiraillés entre une ligne dure sur les migrants et la volonté de réduire le montant total du prochain budget pluriannuel.
Il convient de noter que l’agence de presse italienne Ansa.it a dévoilé une liste préliminaire de pays susceptibles d’être concernés circulerait déjà : le Rwanda, le Ghana, le Sénégal, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, l’Égypte, l’Ouganda, l’Ouzbékistan, l’Arménie, le Monténégro et l’Éthiopie.