Les prix du pétrole ont légèrement progressé lors des échanges asiatiques ce mardi, après avoir chuté de près de 5 % lors de la session précédente, les investisseurs pesant des signaux contradictoires concernant une éventuelle diplomatie entre les États-Unis et l’Iran.
Le contrat à terme sur le Brent expirant en octobre a progressé ce matin de 0,4 % à 84,14 $ le baril, tandis que les contrats à terme sur le West Texas Intermediate (WTI) pour septembre ont également gagné 0,4 % à 80,65 $ le baril.
Les deux références avaient reculé d’environ 5% lors de la session précédente, portées par les espoirs de nouvelles négociations entre les États-Unis et l’Iran.
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi 3 août que des discussions avec l’Iran étaient en cours et les a décrites comme la « dernière chance » de Téhéran de parvenir à un accord. « Nous parlons du détroit, de l’ouverture du détroit, de le faire ouvrir littéralement dès demain », a-t-il indiqué.
L’Iran a publiquement rejeté l’idée de toute négociation, les médias d’État citant les propos du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmail Baghaei Hamaneh, pour qui le pays n’était pas actuellement en négociation avec les États-Unis et travaillait plutôt avec Oman sur un itinéraire pour le trafic maritime à travers le détroit d’Ormuz…
Cette voie maritime, par laquelle transite normalement environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole, reste un point d’attention majeur pour les marchés. Les analystes estiment que le marché restera très sensible aux informations en provenance de Washington et de Téhéran.
Par ailleurs, des données publiées lundi ont montré que les exportations américaines de pétrole brut ont chuté à 3,66 millions de barils par jour en juillet, leur niveau le plus bas en huit mois, la hausse de l’offre moyen-orientale consécutive au cessez-le-feu temporaire de juin ayant réduit la demande de pétrole brut américain.