À partir du 30 juillet 2026, l’humanité entre en « déficit écologique ». Autrement dit la situation où la demande de l’humanité en ressources naturelles dépasse ce que la Terre est capable de régénérer sur une période donnée, généralement une année.
En effet, selon les calculs de Global Footprint Network, toutes les ressources que la Terre peut produire et régénérer en une année ont déjà été consommées, entre le 1er janvier et le 29 juillet 2026. Les cinq derniers mois de l’année seront donc financés au détriment du capital naturel de la planète, souligne l’ONG.
Le constat est sans appel : au rythme actuel de consommation, il faudrait 1,73 planète Terre pour répondre durablement aux besoins de l’humanité. Si le « Jour du dépassement » survient six jours plus tard qu’en 2025 (c’était le 23 juillet), ce léger décalage ne reflète aucun progrès, tient à préciser Global Footprint Network. « Il s’explique principalement par une révision des méthodes de calcul liées à l’absorption du carbone par les océans, et non par une baisse de notre empreinte écologique ».
En effet, depuis plus de cinquante ans (c’est-à-dire depuis 1976), la consommation mondiale dépasse la capacité de régénération des écosystèmes. « Forêts, terres agricoles, ressources en eau, poissons, minerais et métaux rares sont exploités à un rythme qui fragilise durablement les équilibres naturels », explique l’organisation non gouvernementale. Et ce sont les pays les plus développés qui restent les principaux moteurs de cette surexploitation, avec une consommation moyenne de ressources six fois supérieure à celle des pays à faible revenu. Pour les experts, sans changement rapide des modes de production et de consommation, le déficit écologique continuera de se creuser, aggravant la raréfaction des ressources, l’érosion de la biodiversité et les effets du changement climatique. Les premières victimes en seront les pays eous-développés ou en développement.