Alimentés par les envois de fonds des TRE et les dépenses touristiques, les flux de devises de la Tunisie ont progressé de 5,16 % au 10 septembre 2026 pour atteindre 12,22 milliards de dinars. Selon les chiffres actualisés le 15 septembre par la Banque centrale de Tunisie, cet accroissement de 600,2 millions de dinars confirme la prédominance des transferts de la diaspora, qui devancent toujours les recettes du secteur touristique.
L’injection de devises étrangères dans l’économie tunisienne conserve sa dynamique positive. Au 10 septembre 2026, l’action combinée des réexpéditions d’argent effectuées par les Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et des revenus générés par le tourisme a totalisé près de 12,23 milliards de dinars, contre approximativement 11,63 milliards de dinars constatés un an plus tôt. Ce gain de 600,2 millions de dinars matérialise une progression annuelle globale de 5,16 %. Cette étape marque le franchissement de la barre symbolique des 12 milliards de dinars, alors qu’au 31 août précédent, le bilan cumulé s’établissait à un peu plus de 11,66 milliards de dinars.
Dans le détail des opérations, les liquidités envoyées par la communauté nationale établie hors des frontières demeurent le premier levier financier parmi ces deux composantes. Les transferts en espèces issus du travail se sont élevés à près de 6,41 milliards de dinars au 10 septembre 2026, traduisant une hausse de 328,5 millions de dinars par rapport aux 6,08 milliards enregistrés à la même date en 2025 (+5,4 %). À eux seuls, les versements des expatriés captent 52,43 % de l’enveloppe globale réunie par ces deux canaux.
De leur côté, les entrées touristiques se situent à environ 5,82 milliards de dinars, à comparer aux 5,55 milliards de dinars comptabilisés douze mois auparavant. Ce secteur enregistre ainsi un accroissement de 271,7 millions de dinars, équivalant à un gain de 4,9 %. Les flux issus du tourisme représentent 47,57 % de la somme cumulée, laissant un écart positif de 594,2 millions de dinars en faveur des apports de la diaspora. Outre leur part plus importante dans le total, les envois de fonds des TRE affichent également un rythme de croissance légèrement supérieur à celui de la fréquentation touristique (5,4 % contre 4,9 %).